Veinards de citadins!

Au Québec, en été et depuis plusieurs années, les médias nationaux, écrits et parlés, deviennent les promoteurs des activités et sites touristiques axés sur Montréal et Québec. La vie politique étant quelque peu au ralenti, ces organes médiatiques se rabattent sur les événements touristiques marquants de ces deux grandes villes qui obtiennent de la publicité gratuite à la tonne. Chanceuses comme tout : on en parle souvent d’avance et on les suit de très près, favorisant ainsi l’achalandage et le nombre de visiteurs. C’est ahurissant !

Conséquemment, on déplore le manque d’intérêt des médias envers les activités prévues dans les régions du Québec qui constatent une baisse d’affluence touristique et vivent des années de vaches maigres… L’austérité financière et les problèmes économiques ont également une grande part à jouer sur cette réalité.

De plus, on remarque depuis plusieurs années une désaffectation notoire chez les plus jeunes générations envers la visite des sites touristiques traditionnels qui parsèment le Québec. On parle d’un phénomène générationnel. Les jeunes auraient d’autres centres d’intérêt et se tourneraient davantage vers les événements de nos grandes villes. Des raisons sociologiques ou autres expliqueraient cette situation. On peut s’interroger à savoir si la publicité estivale des médias n’a pas contribué fortement au cours des ans à attirer la population des plus jeunes vers les événements touristiques se déroulant dans nos deux grands centres urbains.

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