Le «Commonwealth Square» de Québec

En ce 14 juillet, jour de la fête nationale française, parc de la Francophonie, Québec. Qu’est-ce que le créatif Festival d’été de Québec nous réserve ? À 19 h, Your Favorite Enemies. À 20 h, Failure. À 21 h 30, Primus and The Chocolate Factory. Vous avez bien lu : trois groupes anglophones un 14 juillet au parc de la… Francophonie. La France serait-elle devenue « our favorite enemy », et la relation qui nous unit une« failure » ? La France, cette méconnue et mal-aimée dont on se contente paresseusement d’inviter des artistes surexposés, comme Patrick Bruel, sur les Plaines.

C’est oublier toute la scène émergente française, de Grand Blanc à Feu ! en passant par Chatterton ou Baden Baden, tous accueillis par les FrancoFolies de Montréal. Ce jour-là, pensons big, toutes les scènes du Festival d’été auraient dû s’ouvrir à la francophonie !

Après le sabordage de l’Association Québec-France, après la vente de la Maison Chevalier qui abritait le consulat général de France, après la destruction de l’oeuvre Dialogue avec l’histoire, ce nouvel affront témoigne une fois de plus à quel point Québec s’éloigne de ses racines et s’américanise à la vitesse grand V.

Je propose qu’on rebaptise le parc de la Francophonie le « Commonwealth Square ». Ainsi, une certaine cohérence sera rétablie. Québec sera réconciliée avec sa véritable histoire, soit celle de fière capitale de l’empire colonial anglais.

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