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Quand les caisses se vident

Alors que les guichets bancaires se vident en Grèce, le budget canadien d’aide au développement international s’en va dans la même direction. Où est donc passé le rêve de notre ancien premier ministre Lester Bowles Pearson d’allouer 0,7 % de notre revenu national brut (RNB) à l’aide internationale ?

À l’heure actuelle, la contribution du Canada à l’aide internationale ne représente que 0,24 % de notre RNB. En plus d’être très minime, elle ne fait que diminuer depuis les années 1990.

Si ce qui se passe en Grèce ébranle le monde entier et que les conséquences se font ressentir aux quatre coins de la planète, cela ne fait que prouver à quel point le monde d’aujourd’hui est devenu de plus en plus intégré et que chaque pays est interconnecté avec le reste de la planète.

Imaginez l’impact que cela pourrait avoir sur la pauvreté extrême mondiale si plusieurs pays, incluant le Canada, augmentaient leur aide internationale à 0,7 % de leur RNB, comme déjà convenu dans le passé. À l’approche des élections fédérales de cet automne, essayons de garder en tête et de visualiser un monde sans pauvreté extrême.

L’aide internationale a déjà fait ses preuves en utilisant des outils simples, comme la nutrition, l’éducation, la microfinance ou la vaccination. Bien que ces outils s’avèrent très efficaces pour éradiquer la pauvreté extrême, il reste encore 1,2 milliard de personnes qui vivent dans la pauvreté extrême de nos jours. Maintenant que les solutions existent, il est primordial d’inscrire la pauvreté au programme lors des élections 2015. Nous sommes tous affectés d’une façon directe ou indirecte par la pauvreté, au même degré que ce qui se passe actuellement avec ce beau pays méditerranéen.

1 commentaire
  • François Dugal - Inscrit 6 juillet 2015 07 h 35

    Tribord armures

    Le gouvernement Harper a été dûment élu et nous n'y pouvons rien. Le bon Canada, tel qu'imaginée par Lester B. Pearson n'est plus qu'un lointain souvenir.
    Je me permet de citer le président G. W. Bush : "If you don't love it, leave it" (si vous n'aimez pas votre pays, partez).