Économie ou politique

Invité à commenter la Stratégie maritime du gouvernement Couillard, un analyste a déclaré le 29 juin à RDI que ce n’était pas de l’économie, mais plutôt de la politique. De prime abord, on peut le croire, car la création de 2000 emplois par année pendant 15 ans n’a pas d’impact significatif sur une population de plus de 3 millions de travailleurs. Quant aux retombées, on n’y voit que spéculations.

Si la stratégie ne propose que l’augmentation d’activités maritimes, elle risque de ne rien apporter aux Québécois. On l’a vu dans le cas des installations faites pour les granules de bois. Construites par une entreprise américaine sur un sol fédéral pour des besoins ontariens, ces installations, outre quelques emplois de manutentionnaires, ne rapportent des bénéfices qu’aux ports nationaux. En investissant 9 milliards dans la stratégie, les Québécois feraient un immense cadeau aux institutions fédérales.

En réalité, il n’y a qu’une façon de croire qu’une stratégie maritime pourrait apporter des dividendes aux Québécois, ce serait de la mettre en place dans le contexte d’un Québec indépendant ayant l’autorité sur le fleuve et sur son rivage. Autrement, le Québec joue la mouche du coche de La Fontaine.

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