Partager la route en vélo est utopique!

Voilà que le débat du partage auto et vélo ressurgit dans la foulée du terrible accident que la journaliste Isabelle Richer a subi lorsqu’un camion l’a happée samedi dernier à Rougemont. À l’heure où j’écris ces lignes, elle venait de sortir du coma.

Je crois pertinemment que la route, quelle qu’elle soit, ne peut être véritablement partagée avec des véhicules qui pèsent plus de deux tonnes et qui, d’un seul petit impact, peuvent vous projeter avec votre vélo dans le paysage.

Évidemment ce qui peut être vraiment partagé, c’est la prudence, la modération et le savoir-vivre des automobilistes et des cyclistes à la fois, surtout dans les villes.

En ce qui a trait à nos fameuses véloroutes du Québec, mis à part peut-être celle du Petit Train du Nord dans les Laurentides, la plupart sont dangereuses parce qu’effectivement les cyclistes doivent partager la route avec des véhicules de tous acabits, dont bien sûr des poids lourds.

On dira ce qu’on voudra, il faut quand même une certaine dose de témérité pour aller à vélo sur les routes, tout particulièrement en ville. Les rues ne sont pas toutes conçues pour les vélos, c’est évident.

Mais de grâce, avec le lot d’accidents mortels mettant en cause des automobilistes et des cyclistes au Québec, je demande au ministère des Transports du Québec, de concert avec les élus des municipalités, de tenir compte des cyclistes et des piétons avant la mise en chantier de nouvelles rues ou de nouveaux boulevards et de prévoir des espaces nécessaires qui leur seront réservés.

Pour ma part, je me considère comme un ex-cycliste citadin. Vu les inconvénients et les dangers encourus, j’ai décidé de cesser de rouler en ville.

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