En auto sur le Plateau?

Ces jours-ci, les commerçants de la rue Laurier Est dans le Plateau-Mont-Royal font parler d’eux. Ils tiennent de soi-disant commerces de quartier, dans une zone par ailleurs résidentielle et non commerciale, accessible en transport en commun, mais leur survie dépendrait, à leurs yeux, de la venue en voiture de clients à leurs portes. Ils pestent ainsi contre toutes les mesures adoptées par l’administration Ferrandez pour limiter l’emprise de la circulation automobile dans nos rues et trouver un équilibre entre les besoins des résidants et ceux des commerçants. Ils le font à la fois en exagérant et en simplifiant les enjeux et les problèmes les affectant, faisant du maire leur bouc émissaire.

De tels changements peuvent connaître des ratés et nécessiter des ajustements, mais sur le fond, on va dans la bonne direction. Car il faut sortir de la dépendance excessive à l’automobile dans une ville où près de 18 % des déplacements faits en voiture, soit près de 350 000 trajets quotidiens, se font sur moins de cinq kilomètres. Est-il normal que le nombre d’autos ne cesse de croître à Montréal ? […]

Montréal, en particulier ses quartiers centraux, doit s’inspirer de villes modèles comme Stockholm. Là, on ne fait pas semblant de miser sur le transport actif et le transport en commun, on le fait sérieusement. Ainsi, les gens n’y circulent plus en voiture que lorsque c’est vraiment nécessaire. On pourrait aussi s’inspirer de Bordeaux et créer des pôles de stationnement intérieur sur le Plateau-Mont-Royal pour qui s’y rend en auto, en invitant les gens à y circuler ensuite par d’autres moyens.

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