À propos de dérives

Je désire appuyer le contenu de l’article de M. Nicolas Bergeron sur les dérives éthiques du projet de loi 20, publié le 10 mai et qui met le doigt sur les dérives actuelles du gouvernement du Québec concernant notre système de santé, dont voici un extrait : « Un système de santé qui s’intéresse davantage aux traitements qu’à la prévention et à la promotion de la santé ne peut s’enorgueillir d’efficience à long terme. » J’ajouterai qu’on assiste ici à un spectacle d’apprentis sorciers, des gens qui estiment que le système de la santé doit se résumer à un traitement individuel par le médecin et son équipe. Selon eux, la planification régionale, ça n’a aucune utilité, c’est alourdir la fonction publique, sans rien donner de plus aux patients.

Des députés, des ministres, des partis politiques ont prôné cette idée, à savoir qu’on n’avait aucun besoin de cette lourdeur administrative dans le secteur de la santé, de l’éducation, et dans la majorité des autres secteurs, à la grande satisfaction d’une bonne partie de la population qui n’y comprend rien. Cette même population se donne souvent comme modèle l’épicerie qu’elle fréquente et qui opère avec un gérant et des employés. On ne se rend pas compte cependant que ces épiceries dépendent d’une chaîne comme Loblaw, par exemple, qui elle voit à la planification de tous ces produits. Elle intervient même dans l’organisation matérielle, l’aménagement des produits dans ces épiceries. Le même modèle existe chez Walmart, Rona, Sears, McDonald’s.

Qu’un honnête citoyen ne soupçonne pas toutes ces stratégies, c’est tout à fait normal, mais que nos politiciens qui sont au pouvoir, et qui orientent les politiques, prônent ces idées, c’est vraiment désastreux !

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