La fin d’une croisade ou le début d’une autre?

Le multiculturalisme canadien semble avoir présidé à la décision unanime de la Cour suprême. « Si sous le couvert d’une réalité culturelle, historique ou patrimoniale, l’État adhère à une forme d’expression religieuse, il ne respecte pas son obligation de neutralité. » Signé la Cour suprême.

Avec ce jugement, il me semble que, sous le couvert de la neutralité, une culture athée, assez jeune chez nous, semble chercher à faire un ménage « mur à mur » de cette tradition qui a marqué notre histoire et qui a contribué grandement à la sauvegarde de notre identité. La démesure d’aujourd’hui n’aura rien à envier à celle de notre passé. On ne semble pas avoir perdu le moule.

La lettre s’est toujours révélée maladroite devant le mystère de la spiritualité religieuse et bien d’autres. Attention à « l’autisme de l’intelligence » (le pape François) qu’il soit religieux ou laïque. Après la croisade du maire Tremblay, aurons-nous celle de Daniel Baril ?

LE COURRIER DES IDÉES

Recevez chaque fin de semaine nos meilleurs textes d’opinion de la semaine par courriel. Inscrivez-vous, c’est gratuit!


En vous inscrivant, vous acceptez de recevoir les communications du Devoir par courriel. Les envois débuteront la fin de semaine du 19 janvier 2019.

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 20 avril 2015 07 h 24

    Qui représente M. Tremblay

    Encore cette obsession du NOUS, qui serait canadien-français et catholique pratiquant. Le maire de Saguenay ne représente-t-il que les catholiques? Peut-on être québécois, d'origine canadienne-française ou autre, si l'on ne va pas à la messe tous les dimanches?