L’âge et la condition sociale, des obstacles à l’emploi

Votre budget prévoit des primes et des crédits d’impôt pour inciter les personnes de 65 ans et plus à poursuivre leurs activités professionnelles ou à retourner sur le marché du travail. Des mesures visent aussi les personnes sans emploi. Sachez, Monsieur, que ces mesures n’auront une valeur que si le gouvernement du Québec engage une lutte énergique et active contre la discrimination dans l’embauche directe et indirecte fondée sur l’âge et la condition sociale exercée par les employeurs contre ces catégories de personnes.

Cette discrimination est une conséquence des préjugés tenaces entretenus à leur endroit, un phénomène scientifiquement démontré, mais ignoré par les gouvernements du PQ et du PLQ. Ces personnes, Monsieur, sont privées de « l’accès à la dignité d’un emploi » (Couillard), l’exercice de leur droit au travail étant lésé par la discrimination dans l’embauche. De surcroît, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) fait preuve de laxisme quant à l’application des dispositions de la Charte des droits et des libertés de la personne. Notamment, elle ne respecte pas les principes qu’elle a adoptés quant à l’application et à l’interprétation de l’article 18.1 de la Charte. Il suffit qu’un employeur donne une version des faits contraire aux allégations de la partie plaignante pour que sa plainte soit rejetée sur-le-champ. Pis encore, la CDPDJ rejette même une déclaration sous serment conforme attestant la véracité des faits allégués et le moyen suggéré pour faire la preuve que la version des faits d’une sous-ministre est fausse et mensongère. Voilà, Monsieur, pourquoi des personnes en mesure d’être professionnellement actives sont privées d’un emploi.