Santé: la bonne entente à Sherbrooke

Dans l’excellent article du 14 mars « Le mauvais karma du CHUM », le professeur émérite Pierre Audet-Lapointe fait référence aux solutions que leurs autorités ont trouvées, dès la fondation de la Faculté de médecine de Sherbrooke et du CHUS, pour assurer l’atteinte de leurs objectifs particuliers et la croissance dans l’harmonie des deux institutions. Et ce, d’ailleurs, sous l’impulsion première de trois médecins montréalais les docteurs LaSalle, Beauregard et LeClair déçus des atermoiements incessants du projet d’un CHU à l’Université de Montréal : il y a de cela plus de 50 ans !

Depuis, la faculté de médecine de Sherbrooke et le CHUS, en partenariat, ont eu une croissance remarquable, dans l’harmonie, et ont su, par leurs enseignements avant-gardistes et l’exemplarité de leur approche, répondre aux attentes et aux besoins de la population québécoise. […] En 1966, ce système de gestion était nouveau au Québec, mais pas ailleurs : je l’avais vécu pour ma part, à ma demande, dès 1960, à l’Université Queen’s de Kingston, Ontario. Et il a été adopté mutatis mutandis par de nombreux milieux médicaux universitaires.

Bien sûr, au début, d’aucuns ont regimbé accusant le système d’être socialisant (lire : moins payant !). Mais, à l’expérience, même à l’occasion de la fusion des hôpitaux de Sherbrooke, tout s’est fait en harmonie et le milieu médical sherbrookois ne connaît plus de dissensions town and gown.

Pour plus de détails sur le système sherbrookois qui n’est en somme qu’une variante d’un système plus généralisé en Amérique du Nord (et de plus en plus en Europe), lire de Denis Goulet : La Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke 1966-2006. 40 ans de leadership et d’innovation pour une société en santé.

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