Une pratique illégale

Au nom de l’intérêt public qu’il dessert et des clientèles plus vulnérables qui font grand usage des services oculo-visuels, l’Ordre des opticiens d’ordonnances du Québec et l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec et l’Association nationale des retraités fédéraux lancent un appel au gouvernement du Québec afin qu’il s’engage à faire respecter les lois professionnelles en matière de soins oculaires en mettant fin à la pratique illégale qui menace la santé du public. Cette pratique illégale consiste à confier l’exécution d’ordonnances ophtalmiques à du personnel d’assistance qui n’est pas opticien, contrevenant aux lois professionnelles.

Comment expliquer que le règlement intitulé Règlement sur les actes qui peuvent être posés par un assistant optométrique, dont l’adoption avait été écartée par le gouvernement antérieur refasse surface ? Loin de veiller à la protection du public, ce règlement vise à autoriser le personnel d’assistance à exercer des activités professionnelles réservées aux opticiens.

Le règlement vise à attribuer une reconnaissance légale à la pratique illégale de la profession d’opticien. Or, les assistants visés par le règlement ne possèdent, avec seulement 72 heures de formation, ni les connaissances ni les qualifications requises pour poser les actes professionnels reliés à l’exécution d’une ordonnance. Jamais, dans le domaine des services oculaires, la protection des retraités, des préretraités et des aînés n’a été aussi directement menacée.

Au nom de la protection du public, nous réclamons la suspension immédiate du règlement permettant à du personnel non qualifié de poser des actes réservés à des opticiens. Il en va de la protection d’une des facultés les plus précieuses que nous possédons : la vue.