Faire vivre les abeilles

On ne tombera plus dans les pommes. On ne se bourrera plus la fraise. On n’aura plus hâte de voir arriver la migration du printemps, ni l’arrivée des papillons et autres merveilles ailées dans nos contrées nordiques.

Merci à Rachel Carson et à tous les autres, traités de fous, qui ont sonné et sonnent toujours l’alarme. Au producteur de miel Sun Parlor Honey (Cottam, en Ontario) de mon patelin du Sud-Ouest ontarien qui s’en prend à Monsanto devant les tribunaux. Aux apiculteurs, scientifiques et citoyens ayant signé cette lettre « au nom des abeilles ».

Les données scientifiques sont claires. Il faut interdire tout, et je dis bien tout usage de « néonics » dans nos cultures. Notre vie en dépend ainsi que la planète telle que nous la connaissons.

En tant que membre du groupe citoyen Côté cour côté voisins dans le Plateau-Mont-Royal, j’ai l’honneur de veiller sur un jardin à papillons, soit un jardin pour les pollinisateurs. Depuis deux ans, le terrain rue Lafrance qui fait l’objet d’entretien et d’embellissement est certifié « Jardin pour la biodiversité » par le regroupement Espace pour la vie.

Oui, c’est ça. Espace. Pour la vie.

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