Un grand vide

Un jour, un sage a dit que les cimetières sont pleins de gens auxquels on ne pourra que succéder. On remplacera l’homme, bien sûr, mais la virtuosité de sa plume, son caractère acéré mais sensible, non ! Cette sensibilité au moyen de tournures de phrases dont lui seul possède le secret, me captivait jusqu’à la fin ; m’incitait même à le relire. Serge Truffaut, merci à l’éditorialiste que vous fûtes, pour nous avoir transmis le monde grâce à cette plume unique. Le monde et ses guerres innommables avec lesquelles trop de victimes innocentes n’ont rien à voir ; un monde et ses centaines de millions d’enfants sans enfance ; un monde et ses misères extrêmes que l’on refuse commodément de regarder en face ; un monde dirigé ou influencé par trop de malfrats de tout acabit : politiques, mafieux, financiers, religieux, patrons d’entreprises. Sincèrement, Monsieur Truffaut, je vais m’ennuyer de vos éditoriaux bien ficelés. Peut-être à l’instar de votre confrère, Jean-François Nadeau, nous ferez-vous, un jour, cadeau d’un florilège de certains de vos meilleurs écrits.

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