Les bonnes questions

Pour ce qui est de l’implantation d’une mosquée à Shawinigan, je comprends les positions des uns et des autres : oui à une mosquée, parce que tous ont le droit à la « libre expression » ; non à une mosquée, parce que les Québécoises et Québécois ne veulent pas, chez eux, d’enseignements qui vont à l’encontre de nos valeurs.

Certes, il y a de bons musulmans modérés, comme il y a des bons catholiques modérés. Je pense qu’il faut de la part des autorités gouvernementales un bon dialogue avec les autorités musulmanes pour conduire ces dernières à respecter les valeurs profondes de la population québécoise. C’est en ce dialogue que l’on se doit de poser, avec respect et compréhension, les bonnes questions. Est-ce que, dans votre mosquée, les femmes seront séparées des hommes, en les plaçant à l’arrière ? Est-ce que vous allez supprimer les passages du Coran qui donnent à l’homme le pouvoir sur la femme, dont celui de la châtier si elle ne vous obéit pas ? Est-ce que les petites filles, comme cela se fait en d’autres mosquées, feront serment à Allah de porter le voile durant toute leur vie ? Est-ce que l’homosexualité sera présentée comme étant perversion et péché ? Est-ce que vous allez payer vos taxes à la ville ?

Un échange réciproque, comprenant des questions et des réflexions, devrait se faire. Je pense que vous pouvez comprendre, vous frères musulmans, qu’ici au Québec, nous avons lutté longtemps pour l’égalité de l’homme et de la femme, alors nous voulons que, dans les lieux d’enseignement, se fasse la formation de citoyennes et citoyens égaux en paroles et en actes. Ainsi, si vous réformez en quelque sorte la religion musulmane, comme nous avons amené notre religion catholique à plus de modernité, alors nous ne pourrons que vous en féliciter.

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