Merci, Véronique Hivon

Merci, Madame Véronique Hivon, d’avoir tant contribué à la décision de la Cour suprême en faveur de l’aide médicale à mourir dans certaines circonstances bien précises. Non seulement vous avez joué un rôle-clé dans la gestion du dossier qui a mené à l’adoption du projet de loi 52, mais la façon dont vous l’avez géré a eu également une influence significative sur la décision de la Cour suprême.

Vous connaissiez bien votre dossier. Vous avez cherché à connaître l’avis de nombreux spécialistes et à bien évaluer ce qui était fait dans ce domaine dans de nombreux pays. Vous avez informé continuellement tous les élus, les médias et l’ensemble de la population des progrès de ce projet. Surtout, vous avez cherché, en dehors des lignes partisanes, à créer un consensus non seulement à l’Assemblée nationale, mais aussi entre les différents intervenants et dans l’ensemble de la population. Je pense que le consensus que vous avez réussi à créer a produit des échos dans le reste du Canada et a grandement influencé tous les juges de la Cour suprême. Un gros merci pour cette énorme contribution.

Ce succès devrait inciter tous les ministres de nos gouvernements au Canada à valoriser la recherche de consensus en dehors des lignes partisanes et à bien informer l’ensemble des élus ainsi que l’ensemble de la population des divers dossiers qu’ils gèrent et des solutions qu’ils désirent apporter. On voit beaucoup trop de dossiers reliés à la mise en place de politiques publiques discutés sur des bases très partisanes, gérés par l’imposition du pouvoir de la majorité du parti au pouvoir et communiqués à la population à l’aide de messages préparés par des experts en communication qui visent la maximisation des votes aux prochaines élections.

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1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 10 février 2015 07 h 56

    Gratitude infinie à madame Hivon

    Que vous avez raison de la remercier !

    D'abord, pour la Commission spéciale sur la question mourir dans la dignité. Un travail parlementaire remarqué et remarquable. J'y fus comme témoin et expert; j'y ai tout vu et entendu et lu. Je vous seconde +++, monsieur Aubry.

    Remarquable LE Rapport Mourir dans la dignité, avec ses 24 recommandations unanimes.

    Comment ne pas remarquer Véronique Hivon tout au long de l'intense et parfois difficile processus du projet de loi 52. Sans elle ce projet ne serait jamais devenu Loi.

    Sans le travail généreux et audacieux et si humain et si compétent du Québec dans ce dossier de la fin de la vie durant les 5 dernières années, la Cour suprême n'aurait pas pu être aussi haute et suprême dans sa position historique.

    Avec vous, monsieur, pour exprimer notre infinie gratitude à madame Véronique Hivon. Pour moi, la Loi québécoise concernant les soins de fin de vie se nomme la Loi Hivon.

    Un dernier motif de gratitude, c'est sa terminologie appropriée et rassembleuse utilisée. Elle m'amène enfin à citer Confucius : «Quand les mots ne sont pas exacts, les jugements ne sont pas clairs, les œuvres ne prospèrent pas, les sanctions tombent à faux, et le peuple ne sait plus où il en est. Le noble ne souffre pas la moindre imprécision dans ses discours.» Le langage rafiné, collé à la réalité et au vrai, chez cette dame.