PKP, vedettariat ou programme?

Dans son élan de conquête de la chefferie du PQ, M. Péladeau fait une tournée provinciale où la souveraineté est à l’avant-plan. Mais au-delà de ce but ultime qui lui est cher, il y a beaucoup d’autres problèmes majeurs à régler dans des ministères importants comme l’Éducation, la Santé et les Transports. Par exemple, le transport collectif interrégional bat de l’aile au point d’affecter la vitalité de bien des régions, pourtant 3,7 millions de personnes y vivent. Notons, entre autres, que 65 % des services sont coupés entre Rimouski et la Gaspésie ; ce n’est pas rien !

M. Péladeau, dans votre tournée, parlerez-vous des problèmes réels ainsi que des solutions durables ? De grâce, élargissez le spectre de votre discours. Ne vous fiez pas trop à votre vedettariat, vivement un coup d’accélérateur sur les solutions et votre programme. Vedettariat ou programme ?

16 commentaires
  • Jean Lengellé - Inscrit 23 janvier 2015 01 h 20

    Pas encore, voyons, c'est une course à la chefferie, pas une élection!

    Il est tout à fait normal et approprié qu'il agisse ainsi, puisqu'il doit se faire connaître des militants et de la population.
    En fait, il y réussit fort bien, ne serait-ce qu'en étant le seul à se comporter avec intelligence, et à montrer clairement par ses interventions logiques et modérées à quel point il est loin des fantasmes, voire du dadaïsme forcené des autres concurrents, qui pour la charte, qui pour le referendum hâtif ou tardif, ou qui pour accuser le Premier Ministre de s'être "contaminé" parce qu'il a exercé son expertise médicale en Arabie, qui pour le fustiger de ne pas agir en chef d'état.
    Le programme viendra en temps et lieu. Pour l'instant, il gagne du terrain sur tous les tableaux, et, qualité suprême, sans dénigrer tout ce qui bouge par souci justement d'éviter un "vedettariat" éphémère. Après tout, qui n'a pas besoin de temps en temps de profiter d'un politicien formé en philosophie?

    • Jean-Christophe Leblond - Inscrit 23 janvier 2015 11 h 05

      ??? Si j'étais appelé à voter pour un chef de parti, je voudrais comprendre les idées et les motivations de cette personne. Et non voter pour qui ferait la meilleur tête d'affiche. On ne parle pas d'une marque de commerce, mais de quelqu'un qui aspire à diriger un parti et donc à lui inculquer une direction. La moindre des choses serait qu'il développe son projet. Oui, il se fait connaître, les gens reconnaissent son nom comme ils reconnaissent une certaine maruqe de yogourt. Cette mentalité qui réduit tout à l'image et aux slogans correspond en effet à ce que l'on connaît du personnage. Mais c'est ce à quoi on s'attend de la part du parti Libéral de Couillard.

    • Sol Wandelmaier - Inscrite 23 janvier 2015 18 h 37

      PKP n'a pas besoin de faire une tournée pour se faire connaitre...Il est plus que connu au QC...Ce sont ses idées qui brillent par leur absence!

      J'attends encore de le voir debout, harranguant une foule, au lieu de déclarations derrière l'écran de son ordinateur..

      Votre foi est étonnante, M. Lengellé.."Le programme viendra en temps et lieu."...après les élections! Ce qui revient à dire que vous lui donnez un chèque en blanc sans la moindre hésitation..Bravo!

  • Jean-Marc Tremblay - Abonné 23 janvier 2015 02 h 20

    oui oui


    Un peu plus de substance de PKP serait bienvenu, absolument. Incroyable de voir sa popularité malgré le fait qu'il n'a presqu'aucune position articulée sur quelque dossier que ce soit; en fait, un peu à la Justin qui trône aussi très haut dans les sondages.... On est bien loin d'un électorat éclairé, mais bon, rien de bien nouveau....

  • michel lebel - Inscrit 23 janvier 2015 05 h 05

    Le sauveur...

    PKP n'a absolument rien dit de remarquable depuis bien longtemps! Son "moi" serait suffisant comme programme! Plus prétentieux que cela, tu meurs!! Enfin, voilà où en est vraiment rendu le PQ: la recherche d'un sauveur!


    M.L.

    • Pierre Labelle - Inscrit 23 janvier 2015 08 h 31

      Cette recherche "d'un sauveur" n'est pas le seul apanage du PQ monsieur Lebel; elle fait partie de la génétique du peuple québécois, et pas seulement dans le domaine politique. "Chercher l'idole", pourrait facilement être notre devise; notre passé est là pour nous le rappeler.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 23 janvier 2015 10 h 21

      Rappelez-moi M.Lebel; avez-vous entendu M. Couillard parler de ces problèmes à la course à la chefferie du parti libéral ? Ce n'est peut-être qu'un manque de mémoire de ma part. Ça va tellement de hue à diah que je ne sais plus où j'en suis.

      PL

    • André Nadon - Abonné 23 janvier 2015 16 h 42

      @M. Lebel,
      Prétentieux pour prétentieux, je donnerais la Palme à Couillard.
      Que dire de votre sauveur:PET idolâtré à travers le Canada. Quand on se regarde, on se console.

    • André Nadon - Abonné 23 janvier 2015 16 h 48

      @ M. Labelle,
      Il semble que la génétique est la même ailleurs qu'au Québec, si l'on en croit l'engouement des Canadiens pour Justin Trudeau et l'engouement des provinces pétrolières pour Harper.
      Cherchez l'erreur.

  • Claude Bariteau - Abonné 23 janvier 2015 07 h 34

    Vision sans vision, que la vôtre.

    Cher monsieur,

    ayez au moins la curiosité de lire les positions de PKP sur le transport en commun secondé par Hydro-Québec, une position proche de celle développée par une candidate à la direction du PQ.

    Par ailleurs, vous devez savoir que l'organisation du transport (avion, train, bateau, route) au Québec est un sous-produit de celle du Canada de telle sorte que les liaisons régionales avec les triangle (Québec-Montréal-Sherbrooke) doivent être alimentées provincialement alors que celles entre Montréal-Ottawa-Toronto sont outrageusement favorisées. Il y a aussi l'axe du transport international dont Toronto au Canada est survalorisé, ce qui est la résultante d'une vision canadienne.

    Le Québec pays pourrait corriger ces aberrations qui font du triangle économique ru Québec une zone de plau en plus périphérique au sud-est de l'Ontario et transforme le Québec des régions en tiers-monde en devenir.

  • Jean-Pierre Martel - Abonné 23 janvier 2015 08 h 07

    Un temps pour chaque chose

    Une campagne à la chefferie n'est pas une campagne électorale ordinaire. Si M. Peladeau devient chef du PQ, il aura l'occasion de préciser les engagements de son parti. À cette étape-ci, cela est prématuré.

    En campagne à la chefferie, ce qui est important, c'est l'attitude et la personnalité de celui qui aurait à promouvoir l'idéologie et les politiques du parti. Or ces politiques, le chef peut très certainement les influencer, mais ce n'est pas lui qui décide : ce sont les membres du parti qui adoptent sa plateforme électorale.

    • Rémi-Bernard St-Pierre - Abonné 23 janvier 2015 13 h 38

      Et c'est l'éxécutif élu qui renie les plateforme en usant de la ligne de parti