L’éducation et la société

Par leur caractère obligatoire, l’éducation primaire et l’éducation secondaire oeuvrent dans nos sociétés contemporaines à faire de la population de « bons citoyens ». L’éducation, plus qu’avant, inculque les valeurs de nos sociétés et de nos institutions à ses bénéficiaires. Les systèmes d’éducation éduquent et inculquent des connaissances et des manières d’agir qui sont dites primordiales quant au bon développement de nos sociétés.

Or, toutes les décisions, toutes les prises de parole du ministre Bolduc depuis son entrée en fonction font obstacle à cedit développement. Si nombre de critiques pouvaient déjà être apposées à notre système d’éducation, aujourd’hui, nous sommes devant une urgence d’agir. Il en va non seulement du futur de notre système d’éducation, mais du futur de la société québécoise. Il s’avère impensable de croire que les mesures d’austérité imposées par le gouvernement libéral ne porteront pas atteinte à l’éducation de nos enfants. Coupes dans les services, coupes dans les salaires, coupes dans les établissements. On ne coupe pas dans l’éducation comme l’on devrait couper dans les indemnités de départ de nos élus. Il ne faut pas couper, il faut investir. L’éducation est un investissement qui ne peut qu’être profitable au développement de nos sociétés tant dans les domaines culturel qu’économique et social.

Aujourd’hui, monsieur Bolduc demande aux enseignantes (elles sont majoritaires, et ce n’est pas à dédaigner) et aux enseignants de faire plus avec moins. Suivant sa logique, demain, monsieur Bolduc, coupera dans leur salaire, ces dernières et derniers étant déjà sous-payés. Par conséquent, tant aujourd’hui que demain, nous devons agir, car cela ne peut continuer. Levons-nous contre ces mesures d’austérité odieuses. Il n’en tient qu’à nous.

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8 commentaires
  • michel lebel - Inscrit 19 décembre 2014 04 h 31

    Un triste ministre


    Voici mon évaluation globale du ministre Bolduc: le fond étant, semble-t-il absent, il dit souvent une chose et son contraire. Impossible donc de le suivre. C'est ainsi.


    Michel Lebel

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 19 décembre 2014 10 h 56

      Et apprecie de son chef qui nous a promis beaucoup de choses et fait maintenant le contraire:batir sur le mensonge n amene que le desastre.Pauvres de nous.... J-P.Grise

    • michel lebel - Inscrit 19 décembre 2014 15 h 38

      @ Jean-Pierre Grisé,

      Ne confondons pas ce ministre avec le premier ministre. Ce dernier, dans l'ensemble, fait un très bon job.

      M.L.

  • Jean-François Trottier - Inscrit 19 décembre 2014 08 h 26

    La bombe

    Bolduc prépare une bombe, c'est sûr. Déjà ses paroles et ses actes ont été depuis le début la démonstration qu'il veut, lui aussi, casser son ministère et l'administration. Depuis peu il s'attaque aux classes, disant entre autres que la réduction antérieure n'a rien apporté et donc qu'on peut revenir en arrière. Du même souffle, il avoue que cette réduction était simplement trop pusillanime!

    Bientôt, dans quelques semaines, il va présenter une politique générale sur l'éducation, Gageons que ladite politique sera orientée vers l'efficacité entrepreunariale et corporative, limitant au maximum tout ce qui se nomme "culture générale"... y compris:
    La littérature, la compréhension de texte, la syntaxe et pourquoi pas la grammaire.
    La philosophie, la logique, les mathématiques qui demandent un minimum de réflexion... suffit d'apprendre les formules par coeur, non ?
    En fait, tout ce qui dépasse sa novlangue personnelle.

    Bolduc n'est pas un ministre de l'éducation, il est un sous-fifre du conseil du Trésor. Admettons qu'il n'est pas le seul dans ce gouvernement.

    Pour le moment, la toute première question à l'ordre du jour doit être le décrochage. Ce n'est pas qu'une question d'efficacité, loin de là.

    D'abord, il s'agit de savoir pourquoi notre système ostracise ainsi une trop grande part de sa clientèle. Ensuite, il faut prendre le décrochage comme un indicateur du malaise que l'école crée dans son environnement et en son sein. Pourquoi ? Comment ?
    Ensuite apporter des hypothèses et des tentatives de solutions encadrées, faites de telle façon que les élèves n'en deviennent pas des cobayes laissés pour compte par la suite. Plusieurs tentatives dans différentes écoles dans différents milieux.

    Enfin, appliquer les solutions trouvées et jugées bonnes avec intelligence et prudence.

    De toute évidence, ni le Très Docte Couillard ni Bolduc n'ont la moindre intention en ce sens. Ils veulent forme des techniciens surtout sans capacité d'analyse... C'est un peu p

    • François Dugal - Inscrit 19 décembre 2014 14 h 09

      Suite à l'explosion de votre bombe, monsieur Trottier, il y aura les effets collatéraux suivants :
      - les enseignants qui ne feront pas passer tous leurs élèves seront limogés, car jugés incompétents.
      - ce seront les meilleurs élèves, excédés par la médiocrité ambiante, qui deviendront les futurs décrocheurs.
      - à plus long terme, la société québécoise devra dire adieu à l'économie du savoir.

  • Richard Laroche - Inscrit 19 décembre 2014 12 h 03

    D'un autre point de vue

    Loin de moi l'idée d'appuyer le régime Couillard, ni dans ses actions, ni dans ses fins.

    Je ne vois rien de mal à ce qu'un professeur inculque de bonnes valeurs à ses élèves. Sauf qu'il y a une chose qui me gratouille dans ce texte, c'est qu'on y présente le système d'éducation comme étant une machine à former de bons citoyens mur-à-mur. Comme si tout le reste de la société, les parents les premiers, n'avait plus aucune responsabilité ni d'effort à faire pour aider les jeunes à devenir de bons citoyens.

    Qu'advient-il si vous, en tant que parent, vous n'êtes pas d'accord avec l'école sur la définition de ce qu'est "un bon citoyen"? En fait, pourquoi est-ce au système d'éducation et non aux parents de faire de nos enfants de bons citoyens? Et qu'est-ce qu'un bon citoyen?

  • Pierre Grégoire - Inscrit 19 décembre 2014 20 h 14

    Enseignant et Parents

    La contribution de l'enseignant à la formation de élève invalide en rien l'importance des parents a cette dernière.
    Les deux sont complémetaires
    En classe, l'élève compare les deux.
    S'il y a concordance, il en sort rassuré et convaincu.

    Cela demeure le modèle idéal qu'aucun enseignant ne niera ou refusera.

  • Martine Fortin - Inscrite 20 décembre 2014 10 h 20

    L'éducation; une priorité

    L'Éducation est la base même d'une société qui fonctionne dans la paix et l'harmonie. La profession d'enseignant (qui exige un BAC universitaire) est donc indispensable afin de préparer nos jeunes à remplir son rôle de bonne personne tout au long de sa vie. Bref, ils agiront dans l'amour et dans le respect au profit d'une société évoluée et agréable à vivre.

    Par contre, d'autre profession, tel policier, pompier, etc... qui demande un cours collégial seulement, recoivent un salaire supérieur et avantages dorés extraordinaires. Complètement illogique; faudrait bien me l'expliquer celle-là. Pourtant, avec des jeunes bien éduqués, l'utilité de la police et pompier seraient considérablement amoindrie, et inutile à bien des endroits.