Qu’en est-il de nos jeunes?

J’écris cette lettre pour mon fils de 31 ans et pour tous ceux qui comme lui veulent un emploi. Vers 17 ans, mon fils a fait le choix d’étudier dans le domaine de la géographie. Mon conjoint et moi convenions que son choix correspondait à son amour de la nature et à sa soif de connaître.

Cégep, bac et maîtrise à Montréal, il relève les défis et désire continuer sa formation. Il complète un doctorat à l’Université de Toronto. Il s’enrichit de diverses expériences : stagiaire au Brésil et en Asie, aide-professeur, chargé de cours, chercheur et auteur d’articles scientifiques. Mon fils posé sa candidature à des emplois dans divers organismes, il a passé des entrevues, il a préparé des lettres pour justifier ses demandes. Les nombreux refus lui font vivre d’amères déceptions.

Mon fils ainsi que d’autres jeunes dans sa situation n’ont pas décroché pendant toutes ces années d’études. Ce sont des jeunes qui veulent s’installer dans le Québec qu’ils aiment. Ils désirent faire profiter les gens de leur expertise. C’est l’État qui décroche par rapport à eux. En coupant plein de postes dans divers domaines ou en ne renouvelant pas l’emploi de nouvelles recrues, les jeunes se trouvent laissés pour compte. Les richesses de leurs savoirs ne pourraient-elles pas être reconnues à leur juste valeur ?

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1 commentaire
  • Paul Michaud - Abonné 18 décembre 2014 18 h 28

    Quelles valeurs???

    "C'est l'état qui décroche par rapport à eux"!
    Ouf, madame! Toute son intelligence, ses expériences, son parcours, ne serviraient à rien, selon vous. Il faut absolument que la Société lui fournisse ce qu'il demande, l'emploi rémunéré à la hauteur de ses aspirations. Lui n'a pas à s'adapter, à transposer ses compétences et ses expériences au bénéfice des autres. C'est à nous de nous ajuster, pas à lui ?
    Ouf, ouf, madame!