Monsieur Couillard s’en occupe…

Je voudrais vous adresser de sincères remerciements, M. Couillard. Je vous suis reconnaissante de ne point hypothéquer mon avenir. Heureuse de constater que vous agissez en homme intelligent, de valeurs et de principes. Merci de protéger la beauté du monde, les rivières, l’air, l’humain, la culture, l’éducation, la santé. Merci de respecter notre territoire, notre milieu, notre environnement. Vous dégagez le bon exemple et représentez nos vraies valeurs à l’internationale. Merci d’être à l’écoute des citoyens.

Je suis énormément choyée d’habiter une province où le premier ministre, mon modèle, est un homme avec un énorme coeur. Un gigantesque coeur de pierre… Récemment, votre cible, c’était les sciences. Cette décision m’a littéralement charmée… En effet, mon secondaire en un mot pourrait bien se traduire comme suit : Expo-science… J’étais émerveillée de constater que ma jeune soeur, Marie, ne pourrait peut-être point s’accomplir dans d’aussi beaux projets ! Merci M. Couillard.

Vous dirigez avec brio notre beau Québec ? L’austérité est la meilleure solution. Les économistes ont évidemment tort de démentir cette pratique. Philippe s’en occupe. L’expression « chacun son métier » ne s’adresse nullement à lui. Il est naturellement compétent et connaissant dans tous les domaines au Québec. Pas besoin d’écouter l’opinion et les conseils d’autrui. Économistes, enseignants, infirmiers, nul besoin de les considérer. M. Couillard sait tout… Il possède les besoins et la réalité de toutes nos organisations publiques.

M. Couillard est attentif et minutieux concernant les coupes exercées dans notre système public. Cet homme, faisant partie de la classe moyenne, est étroitement touché par ces pratiques. Notre cher Philippe est un homme de peuple. Il connaît la vraie vie, notre vie. J’anticipe le jour où M. Couillard sera obligé de demeurer à la maison, faute de moyens pour payer la garderie des enfants…

Je tenais à remercier mon enseignant de français, qui m’a soigneusement appris le principe de dénonciation par l’ironie. Merci !

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5 commentaires
  • Valois Juliette - Inscrit 17 décembre 2014 01 h 17

    Une vue de l'esprit...

    Et oui chère Jeanne, l'austérité n'est qu'une "vue de l'esprit" d'après notre PM, mais on sait pertinemment que l'atteinte du déficit zéro changera la vie de tout le monde du jour au lendemain. C'est tellement évident! J'ai bien hâte de voir ce jour arriver, car les impératifs de rigueur budgétaire dans le secteur de la santé ont malheureusement forcé mon employeur public à ne plus combler le poste que j'occupais en premiere ligne. Les usagers de santé devront malheureusement attendre plus de 12 à 14 mois pour recevoir certains services... mais tout ceci n'est qu'une vue de l'esprit! Quant à moi, il me faut trouver un nouvel emploi. Malheureusement, je vais probablement devoir me tourner vers le secteur privé, car l'embauche dans la fonction publique est complètement paralysée par la gestion "rigoureuse" du gouvernement libéral. Certains concitoyens osent avancer qu'on est en train de sabrer dans nos institutions publiques... mais tout ceci n'est qu'une vue de l'esprit, bien sûr! M. Couillard sait bien qu'on est en train d'en assurer la pénénité. J'avoue toutefois avoir encore un peu de mal à saisir cette évidence... mais j'imagine que je vais finir par comprendre lorsque la taille de l'état sera à ce point minuscule qu'on aura vraiment plus à craindre de pouvoir financer sa petite survie.

    Et oui Jeanne, l'ironie est parfois tout ce qui nous reste pour exprimer notre désaccord et notre révolte face aux mépris de ceux qui nous gouvernent.

  • Nestor Turcotte - Inscrit 17 décembre 2014 08 h 37

    Constat

    Je ne sais pas si vous avez regardé les finances publiques du Québec, mais c'est décidément allarmant. Je comprends votre inquiétude. Je la partage. Ma femme et moi avons élévé nos deux enfants (université comprise) sans demander un SEUL sous à l'État. Nous savions que nous ne pouvions lui en demander un peu, il ne lui était même pas possible de boucler son budget. Je vous laisse à méditer cette réalité. Le Québec paie 11 milliards des impôts des contribuables en intérêt sur la dette. Le buget de l'éducation dépasse un peu ce chiffre.

    Je vais souvent à mon ancien collège.J'ai de la difficulté à me trouver une place pour stationner mon auto. Une très grande majorité des jeunes viennent prendre leurs cours en voiture. Ces jeunes, pour un grand nombre, repartent immédiatement pour alleer travailler en ville, dans une épicerie, un dépanneur, que sais-je?

    Hier, j'ai croisé deux jeunes qui terminent leur session. Je leur ai demandé où ils allaient passer leur vacance de NOEL et du NOUVEL AN ? Réponse: à Cuba. J'ai failli tomber à la renverse. Vous me direz que ce ne sont pas tous les étudiants qui se paient ce luxe, mais je suis étonné de voir la nombre d'étudiants qui se l'accorde chaque année? Comment y arrivent-ils? En ne suivant que leurs cours, en travailant entre les cours, et faisant leurs travaux à la sauvette, à la dernière minute.

    Je vous conseille d'aller voir le site suivant: http://www.iedm.org/fr/57-compteur-de-la-dette-que

    Peu importe le parti au pouvoir, les changements drastiques qui viennent doivent s'opérer. A moins que le Québec décide de voir arriver sur son territoire les représentants du FMI.

    Souhaitons-nous bon courage, car nous en aurons tous besoin. J'attends une lettre du gouvernement pour me remercier de leur avoir fait sauver autant d'argent sans recourir à lui (gardienne, frais de scolarité, hébergement, nourriture, achat de livres)

    • Valois Juliette - Inscrit 17 décembre 2014 10 h 21

      > Ma femme et moi avons élévé nos deux enfants (université
      > comprise) sans demander un SEUL sous à l'État.

      Savez-vous combien coûte la formation universitaire d'un étudiant de premier cycle ? Entre 8000 et 11000$ par année. Vous gagnez drôlement bien votre vie pour avoir pu offrir ces études à vos enfants (2 x 10000 x 3 = 60000$) sans profiter des subventions de l'état aux universités.

      > Hier, j'ai croisé deux jeunes qui terminent leur session. Je leur ai
      > demandé où ils allaient passer leur vacance de NOEL et du NOUVEL > AN ? Réponse: à Cuba.
      Peut-être fréquentez-vous les mêmes milieux que les enfants de messieurs Couillard, Barrette et Bolduc ?


      > J'attends une lettre du gouvernement pour me remercier de leur
      > avoir fait sauver autant d'argent sans recourir à lui

      Sans doute n'avez vous jamais profité des trottoirs déneigés, de la réfection des rues, des visites gratuites chez votre médecin de famille, etc.

      Vous en avez de la chance de pouvoir vous payer tout cela sans profiter des services subventionnés par l'état. J'ose espérer que votre message était ironique! Autrement, lorsque l'état ne sera plus que peau de chagrin, vous allez peut-être réaliser que vous profitiez des services gouvernementaux bien plus que vous ne l'estimez. La réalité sera tout autre pour vous aussi.

    • Hélène Paulette - Abonnée 17 décembre 2014 11 h 50

      @Turcotte
      L'État des Finances n'est qu'une vue de l'esprit... C'est très bien que vous ayez décidé de ne pas demander d'aide à l'État pour les études de vos enfants mais beaucoup d'entreprises (et pas des moindres) n'ont pas les mêmes scrupules et ont même l'outrecuidance d'utiliser les paradis fiscaux, que l'État lui-même met à leur disposition... Ne trouvez-vous pas que ce sont ces entreprises qui devraient se serrer la ceinture surtout quand on connait à quel hauteur sont payés leurs dirigeants? Ne trouvez-vous pas que le problème est avant tout la dictature économique que nous subissons de ces mêmes entreprises?

    • Clermont Domingue - Abonné 17 décembre 2014 12 h 42

      Je remercie tous ces vaillants Chinois qui fabriquent tout ce dont nous avons besoin et nous le vendent à très bas prix. Je remercie aussi ces gentils Cubains qui nous permettent de couper l'hiver en deux chaque année. Je vous recommande Cuba. C'est chaud et c'est bon marché.Je suis disposé à payer plus d'impôts pour que nos jeunes puissent continuer d'y aller.