Victoire collective contre le gaz de schiste

Dominic Champagne
Photo: François Pesant Le Devoir Dominic Champagne

Ce n’est pas tous les jours qu’on a des raisons de se réjouir autant !

Je suis en feu ! Je jubile ! Après quatre ans, quatre ans de labeur intense ! J’ai envie de vous embrasser tous et toutes autant que vous êtes ! C’est une victoire collective immense ! Pour des milliers d’hommes et de femmes qui se sont reconnus, retrouvés, qui se sont battus, qui ont poussé à la roue, avec angoisse et détermination ! Une victoire de la conscience collective, de la société civile, de l’éveil démocratique, de l’exigence écologique et de cette institution extraordinaire qu’est le BAPE, dont on espérait tant qu’elle ne serait pas pervertie par les jeux d’influence. Il faut croire en nous-mêmes ! Croire en notre exigence et en notre potentiel. Croire en notre droit de refuser ce qui va à l’encontre de l’intérêt public. Et maintenant, tous en choeur, marcher vers l’avenir, vers la si nécessaire transition à laquelle nous sommes conviés ! Exiger que le Québec se dote d’un plan crédible de transition. Qui puisse enrichir la collectivité et la qualité de la vie ! Yes we can ! Merci, bravo à tous ceux et celles qui ont été là, qui sont là, qui seront là. Parce qu’on le sait, l’industrie n’a pas dit son dernier mot. Mais on ne va pas bouder notre plaisir. Voici les dernières lignes du rapport, sans équivoque : « En conclusion, en raison de l’ampleur des impacts potentiels associés aux activités de l’industrie du gaz de schiste dans un milieu aussi peuplé et aussi sensible que les basses-terres du Saint-Laurent, en raison également des incertitudes qui subsistent quant aux impacts potentiels sur la qualité de l’eau des aquifères et à la capacité de l’industrie de préserver l’intégrité des puits à très long terme, la commission d’enquête est d’avis qu’il n’est pas démontré que l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste dans les basses-terres du Saint-Laurent avec la technique de fracturation hydraulique, serait avantageuse pour le Québec. »

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