Les personnes âgées ont besoin des piluliers

La décision du ministre Barrette de diminuer les honoraires pour la préparation des piluliers aura un effet direct sur la rentabilité des petites pharmacies des Centres pour personnes âgées et pourrait même mener à la fermeture de ces pharmacies.

Sans piluliers, les personnes âgées risquent de commettre plusieurs erreurs de médication qui causeraient des hospitalisations évitables et coûteuses. D’ailleurs, il est connu qu’une des grandes causes d’hospitalisation est l’erreur dans la prise des médicaments. Comment demander aux aînés de gérer en moyenne la prise de 8 médicaments par jour sans risque d’erreur ?

Le ministre prétend qu’il y a une augmentation injustifiable du nombre de piluliers, mais il faut comprendre que le vieillissement de la population est directement lié à cette augmentation et que ce phénomène du vieillissement n’est pas près de s’arrêter !

Comme des milliers de personnes âgées, ma femme et moi, nous profitons de ce service essentiel qui fait épargner beaucoup d’argent au gouvernement. Nous apprécions au plus haut point l’attention constante que les pharmaciens portent à la prise de nos médicaments.

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2 commentaires
  • Pierre Valois - Abonné 15 décembre 2014 08 h 13

    Puis lui?

    S'engage-t-il à mettre à pied sa chef de cabinet qui, après tout ne lui sert que de pilulier quotidien pour lui rappeler quoi faire et quand le faire.

    Ah quand le pilulier dans la vie de l'autre nous exaspère on le trouve toujours bien gênant.

  • Renee Goulet - Inscrite 15 décembre 2014 12 h 38

    Ah! les personnes âgées...

    Comme elles sont gênantes pour les gouvernements! Elles sont improductives et coûtent tellement cher à maintenir en vie et en santé. On oubli trop facilement leur immense apport à l'avancement de la société telle qu'on la connaît aujourd'hui. Hélas! elles ne sont plus considérées comme des êtres humains dignes d'amour et de soins, mais simplement comme des gouffres monétaires. Honte au ministre Barrette qui n'a de cesse de poursuivre son "power trip" en soignant son égo démesuré qui ressemble de plus en plus à de la dictature. Pauvres de nous, pauvre Québec qui retrouve peu à peu les années de grande noirceur...