Les médecins québécois sont-ils trop payés?

Une somme significative des dépenses en santé, soit 34 %, est accordée aux médecins et aux médicaments. La solution pour un meilleur rendement et un véritable gain de productivité du réseau ne réside surtout pas dans une ixième réforme administrative ni dans une réforme qui donnera tout pouvoir à un seul individu.

Pourquoi ne pas voir en face un des véritables freins à un système de santé plus efficace pour nos patients ? Nous, les médecins, c’est tout simple (et c’est sans critiquer leur savoir et leur belle empathie, comme leur engagement), nous gagnons trop d’argent. C’est certainement vrai pour les médecins généralistes, mais encore davantage pour les médecins spécialistes, aussi compétents et appréciés soient-ils. Ces mêmes médecins qu’a défendus bec et ongles, le même M. Barrette, autrefois à la tête de leur Fédération.

Ultimement, la différence de salaire entre les médecins de famille et les spécialistes ne devrait pas être aussi grande. Ainsi, il y aurait sans doute plus d’étudiants en médecine qui choisiraient la médecine familiale. Et donc, une première ligne plus forte et véritablement plus efficace, que nous nous devons de partager avec nos collègues infirmières.

Mais surtout plus d’argent disponible, et de façon beaucoup plus directe que par la réforme 10 de M. Barrette, pour redistribuer dans notre cité mise à mal. Et assurer de vrais programmes sociaux dignes d’une nation préoccupée par les plus démunis, les plus vulnérables, nos réfugiés, etc.

Comment y arriver ? Comment s’attaquer aux parois rigides de ce corporatisme si puissant ?

Je lance un appel à tous, et surtout à tous les médecins québécois qui, comme moi, j’en suis certaine, souffrent devant nos patients démunis dans ce système porteur de failles profondes, pour des idées DIX fois plus intéressantes que celle de M. Barrette. À vos cerveaux…

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