Lebel et la pensée simpliste

Le ministre Denis Lebel fait sa « tournée de la rentrée » pour convaincre quelques Québécois du bien-fondé des politiques désastreuses du gouvernement Harper, lesquelles ne cessent de miner la réputation du Canada.

 

Comment peut-il ne pas voir le simplisme, qu’il fait sien, de la logique univoque de son chef, notoirement inculte, pour qui les raisonnements se limitent aux tristement célèbres « law and order » et « pour ou contre nous » de George W. Bush. Comme M. Charest (un travesti libéral) qui ne voulait pas de commission d’enquête, Harper et Lebel n’en veulent pas non plus, même si toutes les têtes bien-pensantes du pays s’inquiètent du sort des femmes autochtones impunément tuées. « Simplement des meurtres »… !

 

Tout pour eux est blanc ou noir. M. Lebel nous sert cette miteuse logique : « Pas de péage, pas de pont ! », incapable de voir les deux côtés de la médaille, encore moins les six faces du cube aux issues complexes que représente le remplacement du pont le plus achalandé du pays. Ces problèmes ne le concernent pas, bien qu’il prétende ne pas négliger le Québec… Vraiment ?

 

La liste des décisions désastreuses de ce gouvernement est sans fin, de la dérégulation écologique et désaveu de ses propres scientifiques, à l’idolâtrie de la royauté et du militarisme, en passant par un pro-sémitisme inconditionnel répudié par le plus grand nombre. Et que dire du massacre survenu à Lac-Mégantic dont les premiers responsables — par leur négligence — sont M. Harper… et son ministre de l’époque, Denis Lebel. Il urge donc de remplacer ces incapables de réflexion et de contrition, au-delà du signe de $ électoraliste, ce fanatisme nauséabond parce qu’inhumain.

 

M. Lebel s’enorgueillit de l’agenda conservateur alors qu’il devrait lire l’Introduction à la pensée complexe (Edgar Morin) de même que Quand le jugement fout le camp (Jacques Grand’Maison) et réfléchir avec Boris Cyrulnik au fait que « moins on a de connaissances, plus on a de convictions ».

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