Davantage de livres dans les écoles

Bonjour, M. le ministre Yves Bolduc,

 

Je m’appelle Milane et j’ai 10 ans. Je n’ai pas vraiment aimé votre opinion qui disait d’arrêter d’acheter des livres pour les bibliothèques des écoles.

 

J’ai eu 99 % en français (100 % à mon examen du ministère) et je crois franchement que ce sont les livres que j’ai lus, offerts par mes parents et ma famille depuis que je suis petite, qui m’ont aidée à réussir aussi bien. Mais il y a des enfants qui n’ont pas la chance de recevoir des livres.

 

Dans mon école à moi, il n’y a même pas de bibliothèque, juste une vingtaine de livres par classe. Pas beaucoup comparé à d’autres écoles ! J’aime les livres et je suis sûre que si on construisait des bibliothèques, qu’on les garnissait de livres neufs et attirants, plus d’élèves aimeraient la lecture.

 

Un livre, c’est un voyage dans le monde de l’imaginaire, un bagage de nouvelles connaissances et un passeport pour un monde intérieur. Un livre, c’est magique ! Il faut plus de livres dans les écoles pour avoir des connaissances ! Même un Harry Potter peut faire apprendre des mots nouveaux !

 

Je suis sûre que si vous repensez à ce que vous avez dit sur les livres sous un nouvel angle, vous allez changer d’opinion.

 

Merci de m’avoir lue.

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8 commentaires
  • Line Gingras - Abonnée 26 août 2014 04 h 55

    Chère Milane

    Chère Milane,

    Quand j'avais ton âge, je possédais très peu de livres. Mes parents n'étaient pas riches et avaient d'autres priorités; et puis, de toute façon, il n'y avait pas de librairie à Saint-Raymond. Alors je lisais ce qui était écrit sur les boîtes de céréales; je lisais les bandes dessinées qui venaient avec les sacs de croustilles; je lisais n'importe quoi, tout ce qui me tombait sous la main - même «Allo police», même «Vers demain». Heureusement qu'il y avait ma grand-tante Yvonne pour m'apporter des livres; heureusement qu'il y avait mes institutrices et ma professeure de musique, qui donnaient des livres à leurs élèves (si tu savais avec quelle impatience j'attendais la distribution des prix, à la fin de l'année!). Heureusement qu'il y avait la bibliothèque scolaire, qui m'a ouvert une fenêtre sur le monde et, surtout, un espace de liberté.

    • Simon Chamberland - Inscrit 26 août 2014 19 h 51

      Je me demande bien pourquoi certains, comme vous, tutoient les plus jeunes, même ceux qu'ils ne connaissent pas.

    • Line Gingras - Abonnée 27 août 2014 01 h 27

      Réponse à monsieur Chamberland

      Question d'usage.

      Pour éclaircir ce mystère, je vous invite à consulter le «Trésor de la langue française informatisé», à l'article «tu», ou le «Petit Robert», à l'article «tutoyer».

  • Jean-Pierre Beaudry - Abonné 26 août 2014 05 h 34

    Et voilà

    Tout est dit.
    Cette brève missive me ramène à mes 6-7 ans.
    L'amour de la langue se développe en l'utilisant, la chérissant avec un profond respect de qui nous sommes (un accent, nous n'en n'avons pas, sauf pour les "cousins français), et celà ne peut se réaliser qu'avec un effort individuel et personnel.

    "I am what I am" disait si bien Popeye!
    "C'est dans ma nature"!

    Pas si mal, comme ligne directrice.

    Les livres sont la porte à la pensée et l'imagination humaine universelle.

    Merci Milane

  • Paul Lafrance - Inscrit 26 août 2014 07 h 08

    La lecture

    Que les responsables des bibliothèques scolaires achètent moins de bandes dessinées insipides et plus de livres instructifs bien écrits et ils ne manqueront pas d'argent.

    Paul LaFrance
    Québec

    • Ginette Joannette - Inscrite 26 août 2014 09 h 16

      Aucun livre n'est insipide. J'habite un très petit village et notre bibliothèque ne survie que grâce à ces bénévoles. Je donne régulièrement des livres à la bibliothèque autant des livres pour adolescents que pour adultes. Je vous invite à faire de même pour votre bibliothèque scolaire vous pouvez aussi les envoyer à notre chère ministre. Quand au responsable des bibliothèques, les véritables profesionnels se font de plus en plus rare dans les commissions scolaires qui n'ont plus les moyens de les payer. Les compressions dans le monde de l'éducation vont beaucoup trop loin.

  • Robert Henri - Inscrit 26 août 2014 08 h 32

    Vivre sans livres ?

    Fils d'intellectuel, il y avait quelques 7000 livres dans la maison où je grandit. Il m'est inconcevable de vivre sans livres. Lire. À cinq ans en première année, mon seul intérêt à l'école était d'apprendre à lire Tintin tout seul. Il est nécessaire d'avoir toutes sortes de livres dans une école. Des livres de référence, des livres de fiction de toutes sortes, de la poésie y compris des bandes-dessinées. En autant que ce ne soit pas du prosélytisme religieux ou de quelque-sorte que ce soit en autant que ce soit bien écrit. Ils ne lisent que des bandes-dessinées ou des romans Arlequin ? Peut-être certains. Mais c'est une bonne chose. Ils apprennent à aimer lire. Ils passeront bien un jour à autre chose. Ce sont ceux qui ne lisent pas du tout qui m'inquiètent.

  • Jean-Léon Laffitte - Inscrit 26 août 2014 11 h 11

    La lecture peut être une perte de temps, si ce qui est lu ne vaut pas le papier...

    Le ministre Bolduc a peut-être pensé qu'il y avait déjà assez de série « charmed » et autres lectures insipides dans les bibliothèques scolaires. Il faudrait un réel contrôle de la qualité de ce qui est placé dans ces bibliothèques... Sinon, le gaspillage continuera...