Le doigt dans l’engrenage

La lutte que se livrent actuellement les employés municipaux et les élus sur la récupération des déficits accumulés des fonds de pension sur le dos des employés syndiqués représente à mon sens une ouverture dangereuse sur l’ensemble des fonds de pension des employés gouvernementaux. En effet, je crois qu’une telle approche, si elle devait être acceptée, représenterait une occasion en or pour le gouvernement d’user de la même stratégie dans des secteurs aussi névralgiques que la santé et l’éducation au moment des prochaines négociations. Un doigt dans l’engrenage menaçant dont nous devons nous méfier avant de passer le bras dans le tordeur des compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Couillard.

4 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 6 août 2014 10 h 19

    Pas le choix, comme René Lévesque

    Nous n'avons absolument pas le choix de ne pas faire de compressions budgétaires, car comme l'on souligné autant libéraux , que péquistes, qu'experts en économie.. l'état manque de revenus car il ne se produit pas assez de richesse par rapport aux services publiques que l'on exige.

    Le choix est donc de couper dans les services ou dans la bureaucratie et les conditions de travail des employés et cadres..

    René Lévesque a du déjà aussi renié une convention collective et couper de 20% les employés...comme fonctionnaire j'étais furieux à l'époque mais je comprends aujourd'hui que gouverner ce n'est pas jouer au père Noel, même si ma pension est plus petite aujourd'hui ...au moins j'ai un fond de pension de 20,000$ par année, ce que n'ont pas la majorité des mes concitoyens.

    Comme employés de l'État, Il faut être reconnaisant envers nos concitoyens et ne pas exiger d'eux plus qu'ils peuvent payer. Surtout en ces temps de "pas dans ma cour" et vive mon petit moi..

    • Hélène Paulette - Abonnée 6 août 2014 16 h 58

      Et qu'a fait Roosevelt quand il a été confronté au même problème? Il a créé de l'emploi et les coffres se sont renfloués...On ne manque pas de défis à relever au Québec.

    • Roger Gauthier - Inscrit 6 août 2014 19 h 53

      @Hélène Paulette

      "Il a créé de l'emploi et les coffres se sont renfloués"

      Quand Roosevelt a lancé ses programmes économiques, les États-Unis n'avaient pas vraiment de dette.

      C'est facile d'emprunter et d'investir des milliards de dollars quand on ne doit rien à personne. C'est plus difficile à faire quand on doit déjà des sommes faramineuses aux banques et autres nations.

  • Claude Froment - Abonné 6 août 2014 18 h 34

    Par la base

    Notre gouvernement avec la conscience "néologisme-libérale" à la mode veut rapetisser la fontion publique dans son essence. En débutant par les fonctionnaires municipaux moins nombreux que dans la fontion publique provinciale il lance le message suivant: rien ne m'arrêtera , pas même de vrai négociations. Son canevas de travail ? En est le plus bel exemple ! Donc, bonne chance aux employés du Québec que ce soit dans les ministères ou dans le para-public.Ils seront les prochains a payer; tant qu'à ceux et celles déjà retraités ce n'es que des morts en sursis alors il n'y aura aucune répercussions . Le sans gène se continuera.