Cachez ces itinérants

Après l’échec lamentable de l’installation de pics anti-itinérants pour contrer le phénomène de l’itinérance, on apprend que de nouveaux bancs publics munis d’accoudoirs centraux, au coût de quelque 2000 $ l’unité, feront leur apparition dans l’arrondissement de Ville-Marie au cours de l’été.

 

Même si les responsables de cette mesure tentent de faire valoir la « signature particulière et exclusive de ce nouveau mobilier urbain », il m’apparaît évident que cette mesure vise d’abord à dissuader les itinérants de s’installer sur ces bancs pour y passer la nuit.

 

Dans les faits, tant et aussi longtemps que le gouvernement ne manifestera pas plus d’intérêt pour le problème de l’itinérance en matière de logement, de services et de programmes de réinsertion sociale, la société québécoise ne fera que repousser le problème par en avant et tout mettre en oeuvre pour cacher les itinérants… Une attitude scandaleuse qui relève du « pas dans ma cour » !

1 commentaire
  • Catherine Cecile DUBUC - Inscrite 27 juin 2014 09 h 09

    Des abris publics ?

    Proposition
    Et si collectivement/donc les Municipalités urbaines, construisaient des abris solides, indestructibles, avec coupe-vent coulissant protégeant de la pluie ou neige, du vent et des froids jusqu'à -10'C; chauffé par la chaleur montant de la circulation des métros, avec poubelles vidées quotidiennement (ds des bennes ramassées une fois/sem), des WC, des douches payantes (au mécanisme solide comme des parcomètres), des bancs où dormir, et tout le mobilier lavable au boyeau d'arosage de pompier. Est-ce que nos architectes pourraient plancher là dessus?
    Est-ce que les grandes Villes pourraient réunir un/des «think tank» pour trouver où placer les abris, comment financer la construction et l'entretien municipal, et quel groupe de corporations accepteraient de prendre leur tour deux ans à la fois, pour soutenir financièrement cet effort humanitaire assainissant les conditions des itinérants vivant au pourtour de la société, juste au bord de conditions mortelles... La couchette ds une cellule de prison coûte très cher annuellement à la collectivité : faut-il être criminel pour être mieux protégé que les itinérants ? Il suffit d'avoir de sérieux problème de santé mentale pour devenir «itinérant»!
    CCDubuc, Québec