L’implication de Léo Bureau-Blouin

Placez 10 personnes du même âge possédant le même diplôme et une cote égale, celui ou celle qui ira le plus loin dans la vie sera la personne qui possède du leadership. Cette qualité rare permet, comme la charrue, d’ouvrir la route ; les autres suivent. Malheureusement, il n’y a aucun diplôme pour cela. Léo Bureau-Blouin aurait pu s’éloigner quelque peu de la politique après sa défaite. Mais non, il a décidé de prendre les cordeaux de l’aile jeunesse du PQ au sein du Comité national des jeunes du Parti québécois (CNJPQ). Voilà de l’implication à mon goût, à travers une sérieuse réflexion, pour la reconstruction de ce parti qui en a bien besoin. Cela dans une nation qui aime trop se diviser.

 

M. Bureau-Blouin n’est pas un profiteur qui rejoint les rangs d’un parti seulement lorsque les chances de victoire sont bonnes ; trop de candidats s’affichent sous les réflecteurs uniquement lorsque la construction de la maison est terminée et que les photographes sont présents. Au lieu de lever l’échelle, la pelle ou la truelle, ils levaient le bras droit. Il aura fallu des pionniers au début pour faire les fondations, élever les murs et terminer la toiture. Après l’amère déception du printemps, Léo Bureau-Blouin rassemble et construit. Je lui lève mon chapeau, telle est mon apologie.

27 commentaires
  • Marcel Bernier - Inscrit 25 juin 2014 03 h 51

    Divergence d'opinion...

    Cela ne vous en prend pas beaucoup pour décerner des satisfecits à des prétendants au renouveau du Parti québécois. De voir ainsi l’aile jeunesse de ce parti fonctionner comme une organisation étudiante avec son lot de stratégies à courte vue pour remporter la victoire ne me dit rien de bon. De plus, je continue à penser que monsieur Bureau-Blouin est l’archétype même du carriériste, c’est-à-dire de celui qui ne travaille qu’à sa propre promotion sans souci particulier pour sa mission.

    • André Chevalier - Abonné 25 juin 2014 06 h 23

      Je trouve votre opinion au sujet de monsieur Bureau-Blouin tout à fait gratuite.

      Avez-vous des éléments factuels pour appuyer vos dires ou s'il ne s'agit que d'un procès d'intention?

    • J-F Garneau - Abonné 25 juin 2014 06 h 53

      Bien d'accord M. Bernier.
      Si l'on peut saluer l'implication des jeunes dans notre processus démocratique et politique, il faut aussi voir les carriéristes, déjà président de leur classe en secondaire III, et qui continuent sur cette lancée. M. Bureau-Blouin ressemble beaucoup sur ce point à Mario Dumont.

    • Jean-Marc Pineau - Inscrit 25 juin 2014 07 h 43

      Monsieur Bernier a sans doute raison : envoyons à la retraite éternelle tous ces opportunistes du Parti québécois, qui n'ont aucune vision pour le Québec, aucun idéal politique, aucun sens des intérêts communs des Québécois, aucune intégrité, etc.
      Au Parti québécois, on est si loin de la pureté incarnée par tous les candidats du Parti libéral, de ces êtres qui s'oublient totalement pour consacrer sans aucune arrière-pensée, sans aucun intérêt personnel, aux intérêts des Québécois (capital et intérêts), etc.
      Je remercie monsieur Bernier de sa grande perspicacité et de la justesse de son commentaire ; autrement, comme monsieur Beaumont, j'allais faire confiance à ceux qui depuis des années prétendaient que les Québécois se faisaient exploiter par les bureaux d'ingénieurs, les entrepreneurs en construction, avec la prétendue complicité de l'équipe au pouvoir durant 9 ans. J'allais faire confiance à ces élus du Parti québécois qui ont osé briser des carrières politiques aussi pures, sans taches, généreuses et désintéressées que celle de Gilles Vaillancourt et de tous les autres qui ne voulaient que le bien des Québécois...
      Dénonçons avec M. Bernier l'opportuniste, le carriérisme de tristes individus comme M. Bureau-Blouin et ses complices...

    • Pierre Labelle - Inscrit 25 juin 2014 08 h 00

      Je trouve dommage M. Bernier que vous condamniez à l'avance et de façon aussi catégorique. À part vos commentaires quotidiens dans ce journal, que faite-vous pour ce pays à construire? Donner la chance au coureur, vous connaissez cette expression.... Ce n'est pas avec ce genre d'attitude et de jugement sans fondement que les plus jeunes seront tentés de prendre la relève.

    • Claude Smith - Abonné 25 juin 2014 08 h 42

      M. Bernier, sur quoi vous basez-vous pour porter un tel jugement ?

      Claude Smith

    • Raymond Turgeon - Inscrit 25 juin 2014 11 h 21

      Monsieur Garneau,

      Mon parcours professionnel erratique confirme que je ne possédait pas la fibre carriériste.
      Pourtant, j'ai souvent au cours des ans (depuis le primaire) accepté des présidences et des courses à certaines présidences que jamais je n'avais revendiquées.
      Avant de traiter trop rapidement monsieur Bureau-Blouin de carriériste, laissez-donc la chance au coureur de faire ses preuves. Je sais, Couillard est quand même premier ministre, mais il n'a plus vingt ans; on l'a vu venir de loin.

    • Marcel Bernier - Inscrit 25 juin 2014 11 h 35

      Comme citoyen ordinaire, observateur de la scène politique, je me rends compte que le Parti québécois n’a absolument tiré aucune leçon de sa déconfiture aux dernières élections. En plus, de céder aux sirènes des fabricants d’image de leur vis-à-vis, les stratèges du parti veulent nous faire gober les vieilles recettes éculées d’un Lucien Bouchard réincarné en Alexandre Cloutier, autoritaire et centralisateur, sinon se rabattre sur des tactiques électoralistes qui visent à mettre en marché un candidat potentiel, sans pensée politique propre, mais qui pourrait servir d’attrape-nigauds et plaire à tous les opportunistes et carriéristes en mal de modèle. On en est au degré zéro de la politique.

    • Claude Millaire - Abonné 25 juin 2014 12 h 31

      Je suis tout à fait d'accord avec vous.Il ne souffle que le chaud et le froid.Il parle déjà comme un vieux politicien...Carriériste avant tout!

    • J-F Garneau - Abonné 25 juin 2014 13 h 25

      Monsieur Turgeon, je donne amplement la chance au coureur. Je salue son engagement et je souhaite secrètement que plus de jeunes soient aussi articulés et engagés que lui.
      Mais rebondissant sur la lettre de Monsieur Beaumont et le commentaire de Monsieur Bernier, je constate aussi le danger qui peut guetter des "pros" de la politique... le commentaire de M. Chevalier est un bon contrepoint à l'accueil syrupeux de M. Beaumont.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 25 juin 2014 17 h 48

      À M. Bernier

      Je vous repose la même question que M. Smith "sur quoi vous basez-vous pour porter un tel jugement ?" À l'évidence sur rien, justement. D'ailleurs, lorsque vous écrivez que pour vous "monsieur Bureau-Blouin est l’archétype même du carriériste, c’est-à-dire de celui qui ne travaille qu’à sa propre promotion sans souci particulier pour sa mission, vous prouvez jusqu'à quel point vous ne suivez pas son parcours ou ne voulez pas voir les choses comme elles sont.

      Pour ma part, ce qui m'a inspiré confiance chez Bureau-Blouin, c'est sa lettre au Devoir ou il parlait principalement, je le dis dans mes mots, de la liberté d'expression à l'intérieur des partis, ce qui me rejoignait totalement. Celle-ci, lors de la dernière campagne incluant le débat sans fin et divisif autour de la charte, fut remplacé par un silence de mort au sein du P. q. ce qui était tout à fait inhabituel avant Marois, disons. Avant cet appui à la motion de Charest concernant l'entente Péladeau/ Labaume, forcé par Marois, et qui lui coûta principalement la perte de 4 députés.

      La ligne de parti est un plaie dans le monde de la politique, dans le sens noble du terme. Et pour finir je crois qu'il lui faut un certain courage pour poursuivre son engagement dans un parti qui, en plus d'avoir subi une défaite sans précédant, refuse toute remise en question, ce dont il ne peut qu'être conscient. C'est un parti à reconstruire sur des bases différentes, et dans un vison de coalition, sinon l'indépendance risque de nous échapper.

      Le P. q. est très loin d'être parfait, mais jusqu'ici c'est le véhicule le plus puissant avec sa base militante, pour nous y mener. Son problème majeur c'est le fait que ces chefs, issus du peuple sont eux même colonisés avec tout ce que cela implique, entre autres deux référendums perdus, mis sur le dos des "autres".

  • Jean-Marc Pineau - Inscrit 25 juin 2014 05 h 56

    Félicitations !

    Monsieur Beaumont, je suis tout à fait de votre avis ! Merci de ce billet.
    Et félicitations à Léo Bureau-Blouin de son engagement, de sa cohérence, de sa persévérance et de sa détermination.
    « Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années » Corneille

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 juin 2014 09 h 08

      M. Bureau-Blouin a certes de belles qualités M. Pineau. Toutefois, contrairement à vous, je ne vois pas en lui un jeune homme « cohérent ». Cet ancien meneur étudiant n'a-t-il pas appuyé publiquement l'indexation des frais de scolarité universitaires du PQ?

    • Jean-Marc Pineau - Inscrit 25 juin 2014 10 h 05

      M. Boulanger : Iriez-vous jusqu'à me proposer Québec solidaire comme modèle de cohérence ?
      Permettez-moi de commencer à rire, avant même de lire votre réponse.

    • André Le Belge - Inscrit 25 juin 2014 11 h 45

      Ne vous en faites pas monsieur Boulanger, le PLQ va surement trouver un motif de supprimer cette indexation et pour une augmentation vraie des frais de scolarité. Certains regretteront alors cette damnée indexation...

    • Patrick Boulanger - Abonné 25 juin 2014 12 h 26

      @ M. Pineau

      Libre à vous de rire M. Pineau, mais... quel est le lien entre mon commentaire et QS.

      @ M. Le Belge

      M. Le Belge, ne vous inquiétez pas, je ne m'en fais pas. Je ne fesais que souligner à M. Pineau que M. Bureau-Blouin n'est pas un jeune homme « cohérent ».

  • Pierre Charbonneau - Inscrit 25 juin 2014 06 h 40

    Un jeune vieux...

    Ce jeune vieux, comme l'appelait Foglia, a été élu par quelques dizaines de délégués alors qu'il prône des « primaires ouvertes » à tous les membres et sympathisants pour choisir le prochain chef. Il a été moulé dans le giron du PQ et on n'a qu'à écouter les cassettes qu'il nous joue chaque fois qu'il ouvre la bouche. Un pur produit de l'orthodoxie péquiste qui tourne en rond depuis près de 20 ans.

    • Raymond Turgeon - Inscrit 25 juin 2014 11 h 24

      Laissez-lui le temps de voler un peu avant de le canarder.

  • Guillaume Deschênes - Abonné 25 juin 2014 07 h 39

    L'implication

    À mon avis, on doit juger la qualité et la raison de l'implication après, pas avant...L'avenir nous le dira. Avec le peu d'implication des gens et surtout la qualité ceux-ci, laissons la chance au coureur!

    Guillaume Deschênes

  • Jean-Yves Marcil - Inscrit 25 juin 2014 08 h 18

    Léo Bureau-Blouin un saint homme quoi ! Le politicien de l'avenir! La perfection incarnée !