Le mariage en opting in automatique? Non merci!

La sénatrice Céline Hervieux-Payette déplore avec raison le misérabilisme de l’attitude du Conseil du statut de la femme (CSF) à l’endroit des femmes, qui préconise un « mariage forcé » aux conjoints de fait. Mais étrangement, Mme Payette propose un registre des conjoints de fait dont devraient se soustraire ceux qui souhaitent demeurer dans une union libre non contractuelle. Quel paradoxe ! Ne devrait-on pas plutôt proposer un registre où ce seraient les couples désireux de s’y inscrire qui devraient le faire explicitement ? Sinon, en quoi cette position diffère-t-elle du mariage forcé par le CSF ?

 

On en a marre de ces opting in par défaut, comme celui qui nous demande de s’inscrire auprès de Bell pour ne pas recevoir d’appels de sollicitation. Que ceux qui en veulent, du spam comme du mariage forcé, aillent s’inscrire !

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4 commentaires
  • Guillaume L'altermontréaliste Blouin-Beaudoin - Inscrit 18 juin 2014 00 h 47

    liberté d'association

    tout d'abord, la question des conjoints de fait sans enfants tendera à en être une ou les femmes ne sont plus automatiquement celles qui reçoivent la compensation et de plus en plus d'hommes pourraient avoir une pension de leur femme qui fait un plus gros salaire. Ce n'est pas un enjeux genré.

    Quand il est question d'enfants, il existe une responsabilité librement contratée à partager ; quand il n'est pas question d'enfants, la liberté d'association devrait primer et l'union libre non contractuelle devrait être présumée.

  • François Beaulé - Abonné 18 juin 2014 07 h 45

    Ne pas choisir à la place des couples.

    Mais demander aux couples de choisir. Plutôt que d'imposer une forme d'union aux couples, l'État via l'impôt pourrait rappeler annuellement aux deux membres d'un couple qui sont considérés comme conjoints de fait par l'impôt qu'ils doivent choisir un contrat particulier ou l'union civile ou le mariage. À défaut de le faire, l'impôt imposerait une pénalité annuelle (ex. 200$). Les couples ne seraient donc pas obligés d'adopter un contrat mais ils y seraient incités.

  • Alexie Doucet - Inscrit 18 juin 2014 10 h 59

    Et les colocataires?

    Devra-t-on aller faire une demande d'exemption à chaque fois qu'on changera de coloc?

  • André Michaud - Inscrit 18 juin 2014 15 h 04

    Au Québec seulement ?

    Est-ce seulement au Québec qu'on a de telles idées de brimer la liberté de citoyens dans leur vie privée?