Pas le même prix pour tout le monde

Le maire Coderre y est encore allé d’une de ses phrases-chocs : « Le Grand Prix, ça n’a pas de prix ». À remarquer que, cette fois-ci, il s’est exprimé en français contrairement à ses nombreuses phrases, populaires ou populistes, livrées dans la langue de Shakespeare, style « Montreal is back ». Ces phrases-chocs, c’est la clarté. Tout le monde comprend. Il y a cependant un inconvénient sérieux : ça manque de perspective, de mise en contexte, de priorisation.

 

En effet, pour les nombreuses familles en recherche d’un loyer introuvable ou trop cher pour leur budget, c’est le toit qui n’a pas de prix. Pour les travailleuses et travailleurs au salaire minimum, c’est la nourriture qui n’a pas de prix.

 

Et, dans ce contexte du Grand Prix sans prix, les femmes qui nettoient les chambres des grands hôtels profitent-elles vraiment des retombées économiques impressionnantes (c’est du moins ce qui se répète en certains milieux) ? Dans la conjoncture économique pénible qui a justifié le tout dernier budget libéral, comment justifier les quelque 220 millions engagés dans cette folle course de millionnaires ?

 

Le bien-être de toutes et tous sans exception, ça aussi, ça n’a pas de prix.

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