Pauline, un travail colossal

La jeune fille d’un mécanicien de la basse-ville de Québec, une certaine Pauline, a réussi un parcours prodigieux avec excellence. Il faut dire qu’elle ne l’a jamais eu facile dans un monde d’hommes. Toujours présente sur le terrain, gravissant les échelons du plus bas au plus haut. La résilience fut son essence et son honneur. Tout a débuté lorsque la jeune fille, imaginez, de la basse-ville a étudié dans un collège très huppé pour gens cossus de la haute ville (Collège Jésus-Marie à Sillery). Montrée du doigt par les élèves parce que son père n’était pas juge, dentiste, député, chirurgien, ministre, notaire ou un président bien en vue. Elle avait la couenne dure cette fille, Pauline a fait son chemin, pourtant, plus loin que les parents des autres élèves. Tiens donc !

 

On pourrait facilement écrire sa biographie en donnant le titre suivant : « De la basse-ville aux plus hauts sommets ». Cela représenterait clairement Mme Marois à travers tout son cheminement professionnel. À l’instar de Mme Alice Roby ou de M. Roger Lemelin, ce parcours, d’en bas jusqu’au succès, est parsemé d’embûches importantes. Mme Marois l’a réussi sans broncher à travers une politique très assumée. Des coups durs, dans un climat inquiétant, comme les défections de M. Curzi, Mme Lapointe, Mme Beaudoin ainsi que M. Aussant l’ont fait tituber, jamais elle ne baissa les bras ni ne tomba, car ce fut son Épiphanie. Pourtant ces départs plaçaient un immense feu rouge, mais le soleil brilla plus tard. Nous connaissons tous la suite jusqu’au sommet de la pyramide, elle a agi plus qu’elle n’a réagi. Bravo, Mme Marois !