Sites d’injection supervisée et prévention des surdoses

Alors que les surdoses mortelles se multiplient à Montréal, est-ce que la société civile conviendra une fois pour toutes que les sites d’injection supervisée (SIS), ces endroits permettant aux personnes qui s’injectent des drogues de le faire en utilisant du matériel sécuritaire et hygiénique, doivent être favorablement accueillis dans une optique de santé publique ? Lorsque l’Organisation mondiale de la santé et l’Institut de la santé publique du Québec ne cessent de souligner l’effet des SIS sur la réduction des maladies et des surdoses, il adviendrait d’arrêter de sortir l’argument « pas dans ma cour » et de se bercer de préjugés. Pas quand l’état des connaissances et les données scientifiques sont aussi révélateurs. Je pense notamment à toi, chère administration de l’UQAM, toi qui as refusé l’implantation d’un site d’injection supervisée à Cactus Montréal en avril dernier, et ce, alors même que l’UQAM fait face à un problème de toxicomanie à l’intérieur de ses propres murs.

 

En espérant qu’à l’avenir, on considérera les SIS pour ce qu’ils sont, soit des initiatives de prévention des effets potentiellement mortels des drogues de rue. Et que c’est toute la société qui y gagne.