Lettre - Pour le pluralisme dans l’enseignement universitaire de l’économie

C’est avec beaucoup d’admiration que j’ai lu le manifeste pour une économie pluraliste signé par 22 associations et collectifs étudiants de 18 pays (publié le 5 mai 2014 dans Le Devoir). Les professeurs et autres acteurs universitaires concernés devraient accueillir avec ouverture la demande des étudiants et étudiantes au sujet de formations plurielles sur les plans théoriques, méthodologiques et disciplinaires. Or, si l’on se fie aux propos rapportés dans Le Devoir cette fin de semaine (Rettino-Parazelli, p. C 1), il semble que les départements d’économie des universités québécoises soient réticents à l’égard d’une telle demande. Je serais curieuse d’entendre les arguments qui soutiennent une telle position. Car, en effet, une connaissance approfondie de l’histoire des idées, des approches méthodologiques quantitatives et qualitatives, de même qu’une mise en dialogue des disciplines économiques, sociologiques et scientifiques (par exemple) ne peuvent pas nuire aux étudiants et à la société que leurs décisions influenceront. Au contraire, la diversité dont il est question dans le manifeste participerait à renouveler l’espace de discussion d’où pourraient émerger des contributions inédites à la gestion des défis environnementaux, sociaux, éthiques et économiques de nos sociétés.

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1 commentaire
  • Nicole Bernier - Inscrite 14 mai 2014 14 h 15

    Enfin, l'université commence à subir des pressions pour cesser la reproduction des discours dominants favorisant la reproduction...

    Si on permet aux jeunes de discuter des différents courants idéologiques dans les classes (ce qui va exiger des professeurs plus d'efforts pour préparer les cours), les jeunes vont développer de nouvelles compétences pour être en mesure de relever les défis contemporains.