Lettre - Merci, Mme Marois

Madame Marois.

 

Vous ne me connaissez pas. Moi par contre, je vous connais depuis toujours. J’étais encore petite lorsque vous avez fait vos premiers pas en politique ; j’ai presque 40 ans et j’assiste à vos derniers.

 

Aujourd’hui, Mme Marois, j’ai envie de vous prendre dans mes bras et de vous dire un merci gros comme la Terre — pour deux raisons.

 

La première est que vous avez changé la vie de ma génération. Les congés parentaux (dont vous avez débuté la négociation) ont permis à mes amies de prendre du temps avec leur bébé, et à leurs conjoints de partager ces précieux moments. Grâce à vous, ces mêmes amies ont pu opter pour le rythme de travail qui leur convenait, les garderies à 5 $ le leur permettant. Et elles ont choisi l’école de leurs enfants en fonction de leurs valeurs, pas de leur religion. Merci Mme Marois, d’avoir permis à ma génération, qu’on disait X et « no future », d’avoir pu enfin avoir un peu de prise sur leur vie.

 

Mon deuxième merci en est un de féministe. J’ai grandi dans un monde où les modèles de femmes en politique étaient rares. Et puis, il y a eu vous. Vous avez fait la brillante démonstration qu’on peut être femme, féminine, féministe, mère, politicienne, épouse, coquette, combative, déterminée, polyvalente. Merci Mme Marois d’avoir fait la démonstration qu’on peut être tout ça à la fois, merci Mme Marois d’avoir été une ministre enceinte, une première ministre grand-maman, et de l’avoir été simplement, comme si cela allait de soi. Les Québécoises peuvent se targuer d’avoir un modèle fort, vibrant, éclatant auquel s’identifier.

 

Merci, Madame Marois. Vous ne me connaissez pas, mais moi je vous connais, parce que vous avez changé ma vie.


Fabienne Elliott - Saint-Lucien, le 19 avril 2014

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31 commentaires
  • Michel Beaumont - Inscrit 25 avril 2014 06 h 13

    COMPLAISANT

    C'est beaucoup accorder à cette dame.

    Un texte un peu à genoux.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 25 avril 2014 08 h 24

      Sans doute écrivez-vous celà parce que vous ne la connaissez pas ou ne reconnaissez pas ce qu'elle a accompli!

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 25 avril 2014 08 h 24

      M.Beaumont,vous avez manqué une occasion de vous taire.Donner a quelqu'un-une de chez nous ce qu'il ou elle mérite surtout pour s etre tenu debout devant l adversité ce qui vaut mieux que l aplatventrisme...... J-P.Grisé

    • Louise Vallée - Inscrite 25 avril 2014 08 h 25

      Je trouve votre commentaire mesquin.Madame Pauline Marois est une grande dame et une femme d'honneur.Elle a été notre première femme Première Ministre.

      Elle a défoncé le plafond de verre que le "boy's club" s'est empressé de remettre sur la tête des femmes.

      L'héritage de madame Pauline Marois déplaît à ceux qui comme vous,sont dérangés par la gouvernance féminine.

      Elle a déconfessionnalisé les commissions scolaires,édifié une politique familiale avec le réseau des garderies que le reste du Canada nous envie.

      Elle a surtout donné confiance aux femmes en faisant la promotion de la neutralité de l'état et en mettant en évidence l'inégalité des femmes dans les religions.



      Le texte de madame Fabienne Eliott rend parfaitement bien toute la gratitude que nous avons envers madame Marois,ne vous en déplaise.

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 25 avril 2014 08 h 30

      À M. Beaumont,

      Quand vous aurez déconfessionnaliser un régime scolaire archaïque avec lequel tous nos brillants ministres masculins s'étaient cassés les dents, quand vous aurez mis en place des centres de la petite enfance permettant l'accès au marché du travail pour toutes celles et ceux dont les revenus ne sont pas ceux des Couillard et Barrette, quand vous aurez développé un programme de congés parentaux favorisant la conciliation travail-famille, alors seulement là, j'accorderai du crédit à vos propos méprisants de gérant d'estrade!

    • Claude Smith - Abonné 25 avril 2014 08 h 41

      Madame Elliot, je me joins à vous mais en tant qu'homme, pour remrcier Madame Marois. Quant à vous M. Beaumont, je vous réponds qu'on a accordé à cette dernière lors des dernières élections, beaucoup moins que ce qu'elle méritait. Quant à votre commentaire « un texte un peu à genoux », il se passe de commentaires.

      Claude Smith

    • Bernard Morin - Abonné 25 avril 2014 08 h 57

      Quel commentaire insignifiant et insidieux!

    • Louka Paradis - Inscrit 25 avril 2014 09 h 16

      La liberté d'expresion, c'est pour tout le monde. Pourquoi dénigrer un témoignage sincère ?

    • Hélène Paulette - Abonnée 25 avril 2014 09 h 43

      M.Beaumont, votre commentaire est non seulement mesquin mais démontre votre ignorance de la carrière politique de Pauline Marois. En fait, comme beaucoup de monde, vous ne vous attardez qu'au dénigrement mensonger et sexiste dont Maroois a été la cible tout au long de sa carrière et particulièrement lors de la dernière élection.

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 25 avril 2014 13 h 05

      Vous n'avez pas tort M. Beaumont, ce qui se passe ici on appelle ça de la flagornerie je crois, flagornerie politique, ici.

      Mais j'ai cru remarquer que des péquistes très frustrés. allez savoir pourquoi, sont très en colère ces jours ci. Et bien sûr comme d'habitude c'est de la faute des autres.

      Céline A Massicotte, indépendantiste de la première heure et électron libre.

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 25 avril 2014 14 h 02

      M. Beaumont, je vous sens, vous à genoux.
      Ce n'est pas accordé beaucoup à cette Dame, c'est ce qui lui revient.
      Je suis convaincu que son parcours vous fait envie. Ce qui est bien de votre commentaire c'est qu'il a suscité de bonnes réactions.

      Merci Mme Marois l'on vous doit beaucoup.

    • Cyril Dionne - Abonné 25 avril 2014 18 h 18

      Honte à vous M. Beaumont. Que l'on ait été d'accord ou en désaccord avec les politiques de Mme Marois, elle représente une entité politique positive qui a tout donné pour que le Québec soit un endroit où on parle la langue de Vigneault par cœur.

      À tous nos fédéralistes et électrons libres de ce monde, vous allez récolter ce que vous avez semé en zizanie et partisanerie dans les prochains 56 mois à venir. Et lorsque le Québec sera dans la rue, il sera déjà trop tard.

    • Gaetane Derome - Abonnée 25 avril 2014 18 h 36

      C'est peut-etre parce que vous etes un homme,M.Beaumont.Moi,cette lettre ecrite par une femme m'a beaucoup emue et je la sens sincere.

    • Hélène Paulette - Abonnée 25 avril 2014 21 h 18

      @Massicotte, nulle flagornerie ici, que de la reconnaissance bien sentie pour une carrière bien remplie.Avec infiniment plus de classe que le nananagoodbye des militants "solidaires".

  • Victor Raiche - Inscrit 25 avril 2014 07 h 49

    Oui, mais...

    Il ne faudrait pas se méprendre; ce ne sont pas toutes ces qualités qui ont valu à Pauline Marois d’être, à la différence de tous les autres premiers ministres du Québec, la seule «appelée uniquement pas son prénom» comme le soulignait récemment une correspondante d’un autre grand quotidien selon laquelle « la misogynie aurait eu raison de Pauline Marois».
    Quoi que puissent en penser les machos du monde, il faut du courage pour tenir pareil propos et oser ‘appeler un chat un chat’. Ça pourrait clouer le bec à tous les arriérés qui pensent comme un célèbre homme d’église, misogyne ipso facto, Jacques-Bénigne de son p’tit nom, qui clamait jadis que « La femme est le produit d'un os surnuméraire. » (BOSSUET 1627-1704)

  • Nicole Ste-Marie - Abonnée 25 avril 2014 07 h 54

    Oui, merci Mme Marois.

    Mme Marois a perdu parce qu’ elle est une femme rassembleuse des femmes au Québec.
    Souvenons-nous tous que le référendum de 1995 a été perdu parce que la région de Québec a voté pour le "NON".
    La région de Québec qui déblatère continuellement contre "Montréal", mais qui pourtant vote toujours comme "Montréal, toujours. Drôle n'est-ce pas?

    Les femmes, elles étaient une minorité a voté pour le "OUI".
    Si une majorité de femmes avaient voté pour le "OUI", le référendum aurait été gagné par le camp du "OUI".
    Souvenons-nous aussi que le gouvernement "Chrétien " de l'époque avait dit suite à ce référendum, " il ne faut plus qu'il y ait de référendum".

    À la course à la chefferie contre M. Boisclair, elle a perdu. Si vous cherchez sérieusement vous découvrirez qui a financé, M. Boisclair.
    Le gouvernement sait qu'un autre référendum sera gagné par le camp du "OUI", pourquoi? Parce que les femmes se rassemblent tranquillement.

    Pour les femmes leurs conditions ne se stabilisent pas, il y a toujours un recul après un gain et cela depuis qu'elles ont obtenu le droit de vote du gouvernement Godbout.
    Et Mme Marois, femme rassembleuse, sans dire un mot, travaillait continuellement a rassembler les femmes. Quel en aurait été le résultat, croyez-vous ? "Oui", surement.
    Depuis le référendum de 1995, où ont été les femmes fortes, les femmes rassembleuses nationalistes? Elles sont toutes disparues de l'enceinte politique et discréditées.
    Les femmes libérales, elles se recyclent dans le financement des partis. Voilà.
    Mme Marois battu dans son comté par une “no name” sans aucune expérience.
    Mme Marois nous quitte maintenant. Nous les femmes faisons un pas en arrière. Surveillons-nous, nous n'avons jamais obtenu parité salariale.
    Mme Marois, discrédité par les radios poubelles de Québec quitte le monde politique et ouf! pour les fédéralistes, les femmes du Québec viennent de perdre la femme la plus rassembleuse de la politique québécoise.
    Nous venons de perdre

  • Mireille Bouchard - Abonnée 25 avril 2014 07 h 55

    Une très grande dame

    Il faut être "borné libéral" ou franchement macho pour ne pas reconnaître les réalisations considérables de Mme Marois. C'est un modèle à suivre pour femmes et hommes politiques, la politique se limitant souvent à un "boys club".

  • Pierrette Turcotte - Inscrite 25 avril 2014 08 h 06

    MÉPRISANT

    M. Beaumont,
    Votre genre, on s'en passerait.