Lettre - L’Outaouais et la médecine

En réplique à M. Gilles Brousseau dans Le Devoir du 27 mars, qui lui-même répliquait à l’article de Michel David du 22 mars 2014.

 

N’en déplaise aux âmes chagrines, l’Outaouais fera toujours partie du Québec et l’enseignement s’y fera en français, que ce soit l’enseignement de la médecine ou de toute autre science. Dans ce contexte, M. Brousseau, la « plus riche » université du pays a certes les moyens de donner toute la formation en médecine, incluant la formation fondamentale, soit 20 % de la formation, comme vous le disiez vous-mêmes dans l’article du Droit du 17 mars 2014, en français. Nous croyons tellement en vos « compétences » que nous attendons avec impatience votre offre de cours entièrement en français, et ce, dès le début de la formation en médecine. Rien de moins. Surtout quand on sait que l’Université d’Ottawa offre cette formation en français.

 

Pour terminer, j’ai pris bonne note d’un conseil et je me suis renseignée. Le 28 mars 2012, Claude Hagège, linguiste polyglotte, rapportait les propos de Laurent Lafforgue, mathématicien français émérite : « Ce n’est pas parce que l’école de mathématiques française est influente qu’elle peut publier en français ; c’est parce qu’elle publie en français qu’elle est puissante, car cela la conduit à emprunter des chemins de réflexion différents. »

 

Merci, M. David, de continuer à suivre le dossier. Nous faisons de même en Outaouais, et ce, en pleine campagne électorale où j’invite les candidates et les candidats à prendre position pour un Outaouais français dans toutes les sphères d’activités humaines, dont celle de la médecine.

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