Lettre à Lise Payette

Bonjour, Madame Payette,

 

J’ai beaucoup d’estime et d’admiration pour vous. Vous avez beaucoup apporté au Québec sur plusieurs plans et continuez d’apporter votre contribution à travers votre chronique hebdomadaire dans Le Devoir. Je sais cependant que vous êtes une grande amie de Pauline Marois, et cela teinte souvent vos chroniques, mais il n’y a pas trop de mal à ça quand on le sait. Cependant, traiter Mme Françoise David de « chat de gouttière », comme vous l’avez fait dans votre chronique de ce matin, n’est vraiment pas à la hauteur de la personne que vous êtes ni à la hauteur de votre jugement.

 

Je comprends que vous soyez amèrement déçue de la campagne menée par votre amie, qui semble pour le moment se diriger vers une défaite électorale, mais votre amère déception ne vous donne pas le droit de vous attaquer personnellement de cette manière à Mme David, qui nous a fait rêver du beau pays à construire l’espace d’un instant lors d’un débat souvent au ras des pâquerettes, rêver comme vous aimez si souvent le faire vous-même et dont nous avons plus que jamais besoin.

 

À travers votre charge contre Mme David, une personne indépendantiste de gauche comme moi, qui a décidé comme d’autres d’abandonner le Parti québécois il y a quelques années à cause de son « hésitation souverainiste » et de ses politiques trop à droite à mon goût, je me sens blessé par vos propos, comme si mon choix ne semblait pas légitime à vos yeux.

 

N’oubliez pas que nous sommes en démocratie et libres de nos choix, et que les votes qui seront nombreux pour Québec solidaire le 7 avril prochain auront théoriquement la même valeur que ceux donnés au Parti québécois, même si dans la réalité des choses ils auront moins de poids dans l’élection de députés étant donné l’absence d’une dimension proportionnelle lors de ce scrutin, une promesse faite mais jamais remplie par le Parti québécois.

 

N’oubliez surtout pas, chère Madame, que l’indépendance du Québec, que cela vous plaise ou non, n’est plus l’apanage d’un seul parti et qu’elle se fera dans l’unité de tous les indépendantistes ou ne se fera pas. En vous offrant mes sincères salutations.


Yves Chartrand - Montréal, le 21 mars 2014

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55 commentaires
  • Carole Jean - Inscrite 22 mars 2014 01 h 12

    Un vote pour Québec Solidaire est un vote pour le PLQ de Philippe Couillard.


    On a beau parler en théorie, mais dans la pratique, un vote pour Mme David et pour son tiers parti est un vote pour le PLQ de Philippe Couillard.

    On peut rêver comme on voudra et se gargariser de phrases creuses du genre « l’indépendance du Québec … n’est plus l’apanage d’un seul parti », la réalité sur le terrain est que si vous enlevez des votes au seul parti indépendantiste qui a des chances de prendre le pouvoir, le PQ, alors que le PLQ de Philippe Couillard fait le plein des votes arrachés à la CAQ, vous travaillez activement à l’élection d’un gouvernement libéral le 7 avril prochain.

    Mais consolez-vous, vous aurez alors quatre ans pour sortir de votre rêve.

    • Zohra Joli - Inscrit 22 mars 2014 09 h 03

      Hélas, vous avez tout à fait raison. Moi je fais un don à QS parceque j'aime ce qu'ils défendent mais je ne voterais pas de façon à favoriser le PLQ, dont on semble avoir oublié tous les scandales de favoritisme, fraudes, mensonges et autres.

    • Gérald Caouette - Abonné 22 mars 2014 09 h 19

      Depuis 1999 je souhaitais la naissance d'un parti progressiste au Québec. J'étais déçu du PQ. Je voterai Qs avec fierté pour la troisième fois depuis 2007.

      Que ce soit le PQ ou le PLQ qui gagne cette élection ça reviendra au même. Toujours plus de gouvernance à droite. On a eu un bon apercu de cette gouvernance à droite en 18 mois, imaginons ce que ce sera avec PKP. Deux ou trois jours avant la rentrée de PKP, le PQ a retiré dans son programme la proposition de resserer la loi ''anti-scab''. Le journal de Montréal a été l'instrument de la propagande de la droite économique pendant plusieurs années. Il y a quelques mois, il a changé un peu.

      L'argument de la division du vote ne tiens plus. PQ=PLQ.

      Quand on a coeur des valeurs de justice, de souveraineté, de respect de l'environnement, de démocratie, d"égalité, on vote avec sa tête, on vote Qs.

    • Denise Ouellet - Abonnée 22 mars 2014 09 h 42

      Mme Jean,
      Quoique je respecte votre opinion, je crois que vous avez tort. Osez rêver Mme! S'il y avait plus de Solidaires au parlement, le PQ serait dans l'obligation, pour gouverner, de se retourner vers sa gauche qu'il a bassement abandonné depuis Lucien Bouchard.

    • Nicole Moreau - Inscrite 22 mars 2014 09 h 49

      c'est une question de priorité, les souverainistes qui sont à QS croient sans doute d'abord à des politiques de gauche plutôt qu'à l'importance d'avoir un pays

      cependant, avec notre mode de scrutin uninominal à un tour, il est clair, à mes yeux, que cela favorise le PLQ, malgré l'angélisme de ces souverainistes qui disent voter selon leurs convictions; leurs votes risquant de favoriser l'élection d'un gouvernement plus à droite encore que le PQ

      je crois qu'on pourrait appeler ça l'effet boomerang

    • Pierre Brassard - Inscrit 22 mars 2014 10 h 16

      Plus on va stigmatiser Philippe Couillard et le faire passer pour Satan, plus les gens de la grande région de Québec vont voter pour lui.

      Conséquense: il y aura deux grandes régions libérales: l'île de Montréal et la grande région de Québec...

    • Pierre Labelle - Inscrit 22 mars 2014 10 h 31

      Si vous croyez à "l'unité de tous les indépendantistes" comme vous le dites si bien M. Chartrand, votre démonstration n'est pas très éloquente. Le rêve est une chose, la réalité en est une autre. Je me bat pour un pays depuis 1964, des rêveurs j'en ai vu plus d'un, cesser donc de faire le jeu des libéraux en divisant le vote, le seul résultat auquel vous allez arriver en ce faisant, sera la réélection du PLQ. C'est ça votre travail pour l'indépendance du Québec? Revenez sur terre monsieur.

    • Clement Bernard - Inscrit 22 mars 2014 10 h 45

      Parfaitement d'accord avec vous. Il fallait voir Philippe Couillard se bidonner en écoutant Françoise David s'en prendre au PQ.
      En divisant le vote de cette façon, vous ne faites que le jeu du PLQ.
      Et dans quatre ans, il sera trop tard pour les souverainistes de toute idéologie. Continuez de rêver autour de votre tisane.

    • Monique Hamel - Inscrite 22 mars 2014 11 h 05

      « Un vote pour Québec Solidaire est un vote pour le PLQ » écrit Carole Jean et autres péquistes. C'est encore la sempiternelle division du vote. Par chance que les péquistes des années 70' ne pensaient pas comme vous (6 députés PQ en 1973)!

      Cette prétendue division du vote est l'un des effets pervers du bipartisme britannique, l'alternance malsaine PQPLQPQ depuis plus de 30 ans, et ce, en l'absence de la réforme électorale promise par le PQ.

      Puis, demandez à votre parti de se distinguer davantage du PLQ et de la CAQ (oléoducs, pétrolières, minières, protection de l’eau, taxe santé, coupes à l'Aide sociale et en santé jusqu’au transport adapté, aucun plan d'action pour contrer les GES, répression policière, etc.) et alors peut-être...

      En passant, David Suzuki verse-t-il dans l’angélisme, est-ce un rêveur, un utopiste? http://action2.davidsuzuki.org/fr/Elections-2014

      De plus, je ne comprends pas que les péquistes acceptent d'être les alliés de Harper (oléoducs) et de Desmarais (Anticosti), gymnastique intellectuelle oblige...

      Enfin, QS et ON sont les seuls partis qui ont le courage de proposer l'indépendance dans un premier mandat (dont une consultation des citoyens, une constituante et un référendum dans un délai précis). Finalement, en suivant votre logique, ce sont les péquistes qui divisent le vote progressiste et indépendantiste. Soyons courageux, sortons de ce cercle vicieux PQPLQPQ qui passe des lois et des politiques en continuité (les exemples pleuvent du côté de l'austérité et des subventions à coup de milliards aux grandes corpos; 10 milliards de dollars l'an http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/2013/1

      Avec votre référendum, un jour peut-être en temps et lieu lorsque votre cheffe décidera que les Québécois sont assez prêts... Ouf! Assumez vos non-choix. L'indépendance appartient au peuple et non pas à l'élite de votre parti. Et nos votes ne vous appartiennent pas.

      Bonne journée

    • François Beaulé - Abonné 22 mars 2014 11 h 07

      Le problème n'est pas là. Si la majorité des Québécois était en faveur de l'indépendance, cette majorité aurait déjà trouvé le moyen d'exercer le pouvoir politique nécessaire pour réaliser ce projet.

      La réalité est toute autre. La majorité des Québécois souhaite demeurer dans le Canada.

      Si la majorité des Québécois était indépendantiste, le PQ en ferait l'enjeu principal de l'élection et prometterait un référendum dans son prochain mandat. Au contraire, les candidats et la chef font diversion en parlant d'autres enjeux. Voilà toute l'hypocrisie du PQ de 2014.

  • Gaetane Derome - Abonnée 22 mars 2014 01 h 12

    QS divise le vote des souverainistes.

    QS en divisant le vote des souverainistes fait bien l'affaire de M.Couillard et des liberaux.
    Par ailleurs,avant de discuter d'ideologie de gauche ou de droite il faudrait peut-etre etre d'abord capable de s'unir ensemble pour arriver a le faire ce pays.Il me semble que tout ce que fait QS c'est prendre des votes au PQ.La soeur de Mme David doit etre ravie.

    • Gérald Caouette - Abonné 22 mars 2014 09 h 33

      Mme Marois l'a dit: ''... ce n'est pas une élection référendaire''. Si votre chef le dit il faut la croire sur parole.

      Donc il est faux de dire que ça divise le vote souverainiste. Le vote souverainiste sera le total des votes de certains péquistes, certains solidaires et des onistes.

    • Denise Ouellet - Abonnée 22 mars 2014 09 h 43

      Et la CAQ divise le vote fédéraliste! Quelle différence?

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 22 mars 2014 10 h 12

      À ceux qui croient que les votes indépendantistes mais libres (O. n. Q. s. divisent le vote souverainiste, pour parler p. q., ce parti existe depuis près de 50 ans, et pendants des décennies il n'y avait rien ni personne pour diviser le vote et empêcher ce parti de réaliser l'indépendance.

      Deux référendums ont été fait, mais à de mauvais moments pour de mauvaises raisons et avec une question d'un pied de long qu'à peu près personne ne lisait...

      Pour moi, c'est Marois qui a creuser sa tombe...

      De 1. Avec l'entente Péladeau (tiens don'!) / Labaume où elle a forcé ses députés à l'appuyer unanimement. Absurde vu que Charest était majoritaire, et perdant ainsi 6 députés et non les moindres, et des organisateurs de valeur, ce dont le parti ne s'est pas vraiment relevé jusqu'ici.

      Là, elle semblait avoir une bonne brochette, mais...

      De 2. avec la charte des dites valeurs québécoises, qui sont celles des démocraties tout simplement, charte dont une partie a été faite sur le dos de musulmanes voilés.

      3. en allant chercher Péladeau, hypocritement d'abord, avec cet appui à l'entente déjà mentionnée, et qu'on arrivait pas à comprendre, puis en lui offrant la présidence du c. a. d'hydro-Québec, et en lui proposant enfin la députation d'un comté et sans doute plus, mais sans lui expliquer le b a ba du P. q. et monde politique québécois, ce monde lui étant complètement étranger.

      Deux et trois sont particulièrement importants dans le sens négatif du terme, la charte et la venue fracassante de Péladeau se révélant particulièrement divisives et ce à plusieurs niveaux. Et cette division double et même multiple elle n'est à mon avis imputable à qu'à ses politiques électoralistes de longue haleine. Elle aurait pu se reprendre après le gâchi de l'affaire Péladeau/Labaume, mais elle a choisi de poursuivre, se servant des uns et des autres, même collectivement, à de basses fins.

      Misère!

    • François Beaulé - Abonné 22 mars 2014 11 h 11

      Le PQ et QS divisent le vote des souverainistes. Et le vote des souverainistes est minoritaire alors que le vote des fédéralistes est majoritaire. Voilà pourquoi le respect de la démocratie commande l'élection d'un gouvernement fédéraliste. La CAQ aussi divise le vote fédéraliste. La disparition de ce parti favoriserait le PLQ.

  • Jean-Charles Morin - Abonné 22 mars 2014 02 h 55

    Prendre en compte la réalité des choses.

    "L'indépendance... se fera dans l’unité de tous les indépendantistes ou ne se fera pas." -Yves Chartrand

    Voilà une vérité fondamentale avec laquelle on ne peut qu'être d'accord. Nous savons tous aussi que le système britannique à un seul tour favorise indûment le bipartisme. Dans ce contexte, les tiers partis comme QS sont condamnés malgré eux à jouer le rôle d'"idiots utiles" en divisant le vote et favorisant ainsi bien involontairement la partie adverse. Ce rôle, Madame David, femme intelligente s'il en est, a décidé néanmoins de l'assumer avec toutes les conséquences néfastes que l'on peut entrevoir pour la cause indépendantiste.

    Aux dernières élections, j'avais voté ON par dépit. Je ne répèterai pas la même erreur cette fois-ci. Sans ON et QS dans les pattes, le PQ aurait obtenu un mandat majoritaire en 2012 et on n'en serait pas là aujourd'hui. Dans le contexte actuel, c'est à Mahomet d'aller à la montagne et non à cette dernière d'aller à Mahomet. Par son sectarisme typiquement "gogauche", Françoise David prouve une fois de plus que son parti n'est ni québécois, ni solidaire et ses petits airs de fausse ingénue ne donnent plus le change. J'espère que suite à son élection, Philippe Couillard sera assez "gentleman" pour lui envoyer un petit mot de remerciement pour son coup de pouce qui ne lui aura rien coûté.

    L'indépendance se fera dans l'unité sans doute, mais réclame aussi bonne dose de réalisme et de pragmatisme avec tous les compromis que cela suppose, ce qui semble pour le moment faire cruellement défaut aux apôtres de Québec Solidaire.

    • François Beaulé - Abonné 22 mars 2014 11 h 15

      L'indépendance ne se fera pas avec une minorité de Québécois. Or les souverainistes sont minoritaires. Il n'est que normal que la majorité fédéraliste du Québec soit représentée par le gouvernement du Québec.

    • Jean Jacques Roy - Abonné 22 mars 2014 12 h 40

      Où est donc le problème? À plusieurs reprises Madame Marois a réaffirmé que les présentes élections ne sont pas référendaire et ni pour élire un gouvernement qui aurait le mandat de régler la question nationale ! Il faut regarder les enjeux comme elles furent présentées durant le dernier débat des chefs et chèfes : les électeurs et électrices ont le choix entre 4 formations. 3(trois) d'entre elles présentent des programmes de droite et de gouvernance axée sur des restrictions et des coupures... Un seul présente un programme de gauche, axé sur des réformes, le respect des droits à l'égalité et la justice sociale. On reconnaît sans équivoque le seul parti social démocrate de gauche qui en plus d'afficher ses couleurs souverainistes, promet, s'il est élu, d'enclencher dans un premier mandat un processus démocratique qui conduirait à l'indépendance du Québec.
      Oui, si un réel processus pour l'indépendance s'enclenche au Québec, les indépendantistes devront former un front uni.
      Pour le moment, suivant le mot d'ordre de Madame Marois, les électeurs et électrices devront DIVISER leurs vote entre 3 partis de droite. Par contre, pour déloger la droite du pouvoir, retablir la justice sociale et régler démocratiquement la question nationale, la seule option de gauche actuelle au Québec, c'est le parti de Françoise David. Dans le cadre des présentes élections, la gauche souverainiste est unie chez QS.

  • Monique Hamel - Inscrite 22 mars 2014 03 h 30

    Merci


    Je vous remercie d'écrire ce que plusieurs pensent. L'attitude des péquistes en ce moment ne peut que leur nuire, mais ils ne semblent pas le réaliser. Nous avons grand besoin de renouveau, de solidarité, de projets environnementaux d'envergure, de justice sociale, etc. Et surtout, d'espoir.

    Le PQ aurait dû être le premier parti à délaisser le système électoral britannique même si cela les avantage, enfin...

    • Pierre Grandchamp - Abonné 22 mars 2014 10 h 17

      Appliqué ici, le système proportionnel mènerait à des gouvernements minoritaires à répétition.

    • François Beaulé - Abonné 22 mars 2014 11 h 19

      Non, le système proportionnel accorderait toujours plus de députés fédéralistes qu'indépendantistes et les indépendantistes ne pourraient pas prendre le pouvoir sans convaincre la majorité de leur accorder.

  • Stéphane Bastien - Inscrit 22 mars 2014 04 h 02

    Tout bonnement un pays d’abord

    Monsieur Yves Chartrand, simplement vous rappeler qu’à mon titre de modeste mais vrai indépendantiste, que dans le système démocratique dont nous sommes, celui des britanniques conquérants, il n'y a qu'un seul parti qui pourra l’emporter, qu'il soit minoritaire ou majoritaire. Et que le fait d'avoir autant de voix indépendantistes qui se dispersent face à «l’ennemi» fédéraliste, ne fait qu'annuler la raison première d'être, celle de l'indépendance voulue par une large portion des gens du Québec.

    Avec l'unité des 30% de fédéralistes québécois, aidés par le quart du Canada en gens actifs, et par 150% (incluant tricheries) du pouvoir central canadien, face aux discordes indépendantistes entre partis souverainistes, le résultat de cette élection sera presque un miracle si un parti indépendantiste l'emporte par majorité.

    Chacun tire sur le bord de sa couverte indépendantiste. L’un pour le voile, l’autre contre. Idem pour la forme dont devra naître notre indépendance, ou plutôt, «comment elle devrait naître», car même là-dessus on se chamaille …

    On a assez eu des interminables chicanes entre le fédéral arrogant et nous-même, sans en plus nous tirer dans le pied en créant d’autres chicanes parmi nous. Moi, y’en a marre de toutes ces sottises qui ne mènent nulle part ! Rallions-nous plutôt que de se disperser, et après on pourra tous ensembles se chicaner sur la façon dont on voudra façonner notre pays. Me semble que c’est simple tout ça, pendant qu’il en est encore temps, non ?

    Stéphane Bastien

    • François Beaulé - Abonné 22 mars 2014 11 h 23

      Non, ce serait très compliqué d'essayer de démarrer un nouveau pays dans la chicane. Il faut d'abord s'entendre sur un projet de société et ensuite déterminer si ce projet peut être réalisé dans le cadre du fédéralisme canadien ou dans un pays indépendant. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs.