Lettre - Le coût du PPPisme

En économie publique, les feuilles de route du PQ et du PLQ méritent réflexion. En 2001, la ministre de la Santé, Pauline Marois, mit en place l’équipe qui devait réaliser les projets des mégahôpitaux. Cela devait se faire selon la méthode traditionnelle avec financement par des obligations du Québec. En 2004, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, annula les projets de Marois et lança leur réalisation par PPP financés par des consortiums. Ces projets sont en marche et c’est la haute finance internationale, dont la Caisse de dépôt, qui perçoit un intérêt juteux de 6,7 % pendant 40 ans sur les obligations des consortiums.

 

La différence entre le taux de 6,7 % et celui de 2,2 % que rapportent en moyenne les obligations du Québec, signifie que le financement des mégahôpitaux coûte aux soins de santé des Québécois, environ deux fois trop cher. On parle ici de milliards pour le CHUM et le CUSM. C’est l’installation de la pauvreté structurelle au Québec. En 2008, nous, les opposants aux PPP, pouvions écrire que « le PPPisme est la saignée des fonds publics ». Aujourd’hui, la feuille de route du PLQ le démontre.

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