Lettre - La fidélité

En 1964, j’étais la quêteuse de fonds pour le Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN) dans la grande région de Montréal. Les personnes sollicitées me donnaient généralement entre 10 $ et 50 $. Quand je repartais d’une visite avec cette somme, je croyais l’indépendance à portée de la multiplication de tels engagements. J’étais heureuse.

 

Je n’avais rien vu. Un après-midi, à la porte d’une école où j’attendais la sortie de ma fille, je me suis trouvée à côté de Pierre Péladeau qui attendait aussi son enfant (fille ou garçon, je l’ignore). Animée par ma foi militante, je n’ai pas hésité une seconde à lui demander de contribuer au financement de mon parti, en lui disant que nous devions payer notre dette à l’imprimeur de notre journal mensuel, pour assurer la publication de son prochain numéro.

 

Je n’ai même pas eu à déployer mon talent de discoureuse convaincante que M. Péladeau me remettait un chèque de 100 $.

 

Ce rappel pour souligner que je trouve naturelle la candidature de son fils pour le Parti québécois dans la circonscription de Saint-Jérôme. C’est à mes yeux une magistrale manifestation de fidélité, d’une génération à l’autre, au possible avenir libéré et libre de la nation québécoise. Faut-il encore qu’elle existe. C’est de toute évidence la conviction des Péladeau, père et fils.

 

Fi, donc, des imprécations des chefs de QS et du PLQ, unis dans le même combat contre les intérêts du peuple québécois.

5 commentaires
  • Bernard Dupuis - Abonné 11 mars 2014 09 h 04

    Il y a les «vraies affaires», mais aussi la logique.

    En effet! Et quelle est la logique des chefs Couillard et Legault? Un jour ils reprochent au PQ de ne pas avoir d’équipe «économique». Le lendemain, lorsque le PQ recrute un candidat «économique», Couillard et Legault disent que le PQ n’en a plus le droit. Faudrait-il que tous les joueurs économiques soient dans la même équipe?

    Bernard Dupuis. 11|03|2014

  • Jean Jacques Roy - Abonné 11 mars 2014 10 h 00

    Que penserait Pierre Bourgeault de la candidature du fils Péladeau?

    Avec tout le respect que je vous dois, considérant votre longue trajectoire de militantisme, je ne crois pas que les fondateurs du RIN partageraient l'opinion que vous énoncez concernant la candidature de Péladeau fils. Vous n'aimez pas les propos des dirigeants de QS, jugeant que le PQ jette définitivement à la poubelle ses principes en acceptant dans ses rangs le patron le plus anti-syndicaliste du Québec... lui promettant un ministère s'il forme le gouvernement! Je ne sais pas si vous êtes demeurée fidèle aux principe et aux conviction l'un de vos ancien camarade du RIN : Pierre Bourgeault? Et que dirait notre ami Michel Chartrant? Ne croyez-vous pas que l'un et l'autre auraient tonné plus fort que Amir Kadir et Françoise David.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 11 mars 2014 10 h 45

      J'ai déjà entendu M. Bourgeault dire qu'il pourrait présenter avec autant de vigeur le fédéralisme, ce n'est qu'une question de choix de sa part. S'il pouvait le faire pour ces deux opposés, qu'est-ce qui l'empècherait de faire de même pour PKP ?

      Michel Chartand a toujours fini par s'entendre avec les plus hardus. Ces ententes sont nommées : Conventions collectives.

      Y a rien d'impossible à ceux qui se parlent !

      «Y a qu'avec tes ennemis que tu peux faire la paix !» (Je ne sais plus qui a dit ça)

      PL

  • Jean Jacques Roy - Abonné 11 mars 2014 12 h 04

    @Pierre Lefebvre

    Si vous avez vécu cette époque, vous pris connaissance des écrits et des opinions de Bourgeault concernant le virage à droite du PQ, particulièrement avec l'arrivée de Bouchard à la tête du gouvernement! Quant à Michel, oui il savait négocier... Mais il ne capitulait pas avant de livrer bataille! Et il allait chercher tout ce que les patrons pouvaient concéder. Évidemment, il était conscient plus que bien d'autres que le pouvoir politique était aux mains du patronat et du pouvoir financier. C'est pourquoi il était si important pour lui de créer le contre poids de la classe ouvrière unie en syndicats. Chartrant était souverainiste. Oui. Mais il a aussi été l'un des premiers à dénoncer le PQ en raison de ses décrets anti-syndicaux des années 80 et il a rompu définitivement avec ce parti en raison de la gestion droitère de Lucien Bouchard après le referendum de 95.

  • Patrick Boulanger - Abonné 11 mars 2014 22 h 07

    QS combat les intérêts du peuple québécois?

    Mme Ferretti, il aurait été intéressant dans votre article que vous utilisez votre talent de « discoureuse convaincante » pour nous expliquer en quoi QS combat les intérêts du peuple québécois.