Lettre - Une infirmière de famille pour tous

Quelle joie pour moi de lire ce matin, en première page du Devoir, la volonté des infirmières et de leur fédération de mener un combat bien à elles vers un meilleur accès à une première ligne efficace pour nos patients. Comme j’ai déjà écrit dans le Devoir, je suis convaincue de la pertinence d’un plus grand rôle des infirmières dans le réseau de santé du Québec. Et bien que j’essaie de l’appliquer tous les jours dans mon quotidien de médecin, en faisant confiance à mes excellent(e)s collègues infirmier(e)s, je souhaite que cette pratique puisse s’ancrer largement, d’une façon ou d’une autre, pour soulager nos patients de délais inacceptables dans leur traitement.

 

« À nous, médecins, de laisser plus de place aux infirmières, d’apprendre à déléguer adéquatement et à accepter de partager les pouvoirs médicaux. » Alors, à quand cette infirmière de famille pour tous ?


Renée LabergeMédecin de famille, Limoilou, le 19 février 2014

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2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 20 février 2014 08 h 08

    Bravo

    Il est si évident que les infirmières (surtout celles ayant un baccalauréat ou plus), et les pharmaciens, font partie de la solution. Mais ces dossiers ne semblent pas avancer : la faute à qui ? En tout cas on voit des choses aberrantes : des médecins ayant une clientèle agée ou pédiatrique qui perdent leur temps à organiser des journées de vaccination contre la grippe alors que les CLSC en organisent déjà avec une armée d'infirmières payées 5 fois moins cher qu'un médecin (avec un nombre minimum de médecins sur place, juste au cas où une complication surviendrait).

  • - Inscrit 20 février 2014 11 h 51

    Une médecin ...

    ... qui a du cœur. Merci madame pour votre lettre. À vous seule, vous rehaussez la renommée de votre profession. Vous êtes trop peu nombreux dans la corporation des médecins à voir la santé comme un service public et non une profession lucrative.

    En première ligne (sauf l'urgence pour les cas graves), il ne devrait y avoir que des infirmières et infirmiers bien formés pour trier les cas pour des traitements éventuels par un médecin. Ainsi, on n’aurait pas à payer le gros prix (acte médical) pour des vétilles telles les otites, les rhumes, les courbatures et autres petits bobos… Il est temps que le gouvernement réforme tout le service de première ligne afin de désengorger les urgences, les cliniques médicales et offrir un médecin pour chacun en ayant besoin.

    Cette réforme n’enlèverait rien aux médecins, mais les utiliserait là où ils sont requis, pour les cas graves de maladie et le suivi des gens qui en ont véritablement besoin.