Lettre - Itinérance: il est minuit moins une

Madame Pauline Marois,

Dans Le Devoir de samedi, dans l’article « À l’aube d’une Politique en itinérance »,on retrouvait le portrait saisissant de cinq hommes sans-abri. Comme ces portraits en témoignent bien, les réalités de l’itinérance sont complexes et appellent des réponses diverses pour la soulager et surtout la prévenir. Un nombre croissant d’hommes et de femmes a besoin d’aide.

 

À l’approche du déclenchement des élections, il est impératif que votre gouvernement adopte une politique nationale en itinérance, comme il s’était engagé à le faire dans son discours inaugural. Votre ministre Véronique Hivon a piloté depuis des travaux pour doter le Québec d’une telle politique. Celle-ci est demandée depuis 2006 par les membres du Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec, largement soutenue et toujours de plus en plus nécessaire. Ce qui se vit dans la rue, 365 jours par an, en témoigne.

 

Déjà en 2009, une Commission parlementaire sur l’itinérance, mise en place à l’initiative de votre parti, avait recommandé à l’unanimité « l’adoption d’une Politique en itinérance dans le plus bref délai »… Le délai a déjà été beaucoup trop long, ne le prolongez pas, adoptez-la dès maintenant, avant que le Québec n’aille aux urnes.

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2 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 18 février 2014 05 h 44

    Comment ?

    « … et surtout la prévenir. » (Pierre Gaudreau, Coordonnateur, RAPSIM)

    De ce souhait, ce questionnement :

    Comment prévenir ce qu’on appelle le phénomène de l’itinérance si, du trottoir, personne ne se parle ni ne s’écoute ?

    Comment le prévenir, si, des domiciles et balcons, personne ne les habite, ni ne les voit ?

    Comment prévenir ce « spectre » du domaine de l’itinérance si, du système, sa présence est socialisée, ou ciblée et … politisée ?

    Comment ? - 18 fév 2014 -

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 18 février 2014 07 h 48

      Comment ??? Tout simplement en faisant de belles réunions dans de beaux salons de gens bien mis discutant du problème profond de l'itinétance en grignottant des petits fours. Dieu sais que ça a toujours fonctionné.

      PL