Lettre ouverte pour le prix unique du livre

La CAQ s’oppose au projet de loi sur le prix unique du livre. Les libéraux s’opposent au projet de loi sur le prix unique du livre. Pourquoi ?

 

Premier argument bidon : Le prix du livre sera plus cher, le consommateur y perd. L’exemple de la France nous montre que le prix moyen des livres a augmenté plus faiblement que le coût de la vie. Une loi semblable au projet de loi déposé par le ministre Maka Kotto y est en vigueur depuis une trentaine d’années. Le contre-exemple de l’Angleterre nous montre que le prix moyen du livre a augmenté beaucoup plus que le coût de la vie. Une loi semblable à celle de Kotto y a été abolie en 1995.

 

Deuxième argument bidon : Avec une telle loi, les citoyens qui achètent chez des Costco et Walmart ne pourront plus tomber par hasard sur des livres lors de leur magasinage quotidien. Les livres ne disparaîtront pas de ces deux grandes chaînes. Ils y resteront. Ils n’auront cependant plus le monopole de bas prix abusifs. Les acheteurs de livres détournés de la librairie par d’incroyables bas prix vont simplement rentrer au bercail.

 

Dernier point soulevé par les détracteurs du projet de loi : La loi ne réglera pas tout. Bien évidemment qu’elle ne réglera pas tout, mais elle fera déjà grand bien.

 

Alors, CAQ, PLQ, ne jouez pas la vigueur de la nouveauté créatrice comme si cela n’était qu’un jeu politique. L’accès à une culture littéraire québécoise riche est en jeu.


Alexandre Rainville - Joliette, le 9 décembre 2013

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1 commentaire
  • François Beaulé - Inscrit 12 décembre 2013 07 h 43

    Le marché continuera de jouer

    Le prix unique doit être appliqué pour apporter une aide aux librairies. Mais il ne faut pas croire que la concurrence disparaît. Puisque le rabais sera limité à 10% pour quelques mois, les éditeurs fixeront des prix plus bas puisqu'ils sont en concurrence les uns avec les autres. La concurrence sur les prix entre les libraires disparaît mais celle entre les éditeurs est renforcée. Il est faux de prétendre, comme certains commentairistes de la droite pure et dure, que le gouvernement fixera les prix. Rien n'est plus faux.