Lettre - Le jeune Jean-Louis Roux retrouvé

Il y a quelques années, j’ai acheté chez un bouquiniste un petit recueil à l’ancienne, relié de toile rouge, sur le théâtre de Marivaux, tome I, publié en 1937. Je l’ai acheté surtout pour l’inscription en page de garde : « Jean-Louis Roux – Juillet 1942 » écrite d’une belle main à l’encre noire.

 

Jean-Louis Roux, une sorte de précurseur du théâtre connu de tous, à l’époque, par sa présence à la télévision d’État, alors qu’on y diffusait encore du théâtre classique, les dimanches soir.

 

Jean-Louis Roux, cofondateur du Théâtre du Nouveau Monde, né en 1923, est décédé le 28 novembre 2013 à l’âge de 90 ans. À la suite de cette nouvelle, j’ai rouvert le petit livre rouge ayant appartenu au jeune comédien de 19 ans.

 

Des inscriptions à la mine révèlent qu’il avait travaillé la première pièce : Arlequin poli par l’amour. On voit partout des flèches et des ratures… Et des mots biffés, comme « caresser » et « baiser »…

 

On trouve aussi des noms écrits à la mine à côté des personnages : « Sutto, la Fée ; Gadouas, Trivelin ; Roux, Arlequin ; Proulx, Silvia ; Paris, un berger ; Picard, une bergère ». On pense à Janine Sutto, Robert Gadouas, Denise Proulx et Béatrice Picard. Ce qui donne au petit livre rouge une dimension sociohistorique fascinante !

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