Lettre - Le vote «en bloc» et la corruption

Le résultat des dernières élections municipales semble indiquer une constance au Québec : ça ne change pas beaucoup.

 

Il semble en effet évident que divers « groupes » de la société votent invariablement pour les mêmes gens, les mêmes partis, voire les mêmes « systèmes ». Peu importe les idées, les débats, les programmes ou les bilans des gouvernants, on retrouve cette constance où certains groupes votent massivement pour les mêmes candidats ou le même parti. Il y a un vote « en bloc ». Or, si le résultat est connu d’avance, du moins localement pour ces divers groupes, alors les candidats et les partis qui en bénéficient n’ont pas à s’inquiéter, ou si peu, de leur bilan, de leur gouvernance.

 

Ainsi, la corruption qui semble gangréner nos institutions ne constituerait pas un motif suffisant pour retirer la confiance de cet électorat. Ce vote « en bloc » s’explique souvent par des faits sociologiques et l’on doit constater que ceux-ci prédominent bien souvent lors du vote. L’allégeance partisane semble donc plus forte que les moyens proposés pour régler les problèmes d’une ville, dont ceux reliés à la corruption.

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