Lettre - Prêtre non pour dominer les femmes, mais pour les servir

Mme Janette Bertrand écrivait ceci dans son manifeste du 15 octobre dernier : « Les hommes ont de tout temps et encore de nos jours utilisé la religion dans le but de dominer les femmes, de les mettre à leur place, c’est-à-dire en dessous d’eux. » Je peux affirmer que, dans mon cas, j’ai accepté d’être ordonné prêtre en 1973 parce que j’avais fait, depuis mon enfance, la rencontre de quelqu’un d’extraordinaire et d’unique au monde qui, par son message, sa vie, sa mort et sa résurrection, m’avait fasciné, avait donné un sens à ma vie et me garantissait une éternité de bonheur. Je l’avais rencontré dans et grâce à l’Église catholique, c’est-à-dire grâce à mes parents et à des éducateurs laïques et prêtres séculiers. Je voulais consacrer toutes mes énergies à annoncer cette bonne nouvelle dans un Québec en profonde mutation.

 

Je n’étais pas motivé par « l’esprit du monde », esprit de domination et d’exploitation des femmes, des pauvres et des faibles, mais uniquement par l’Esprit Saint, esprit de service et de don de soi à mes frères et soeurs en humanité. C’est uniquement dans cet esprit que je me dévoue depuis 43 ans. C’est également dans cet esprit qu’agissent les chrétiens qui ont réellement rencontré le Crucifié-Ressuscité et qui ont choisi librement de le suivre, à commencer par les évêques, les prêtres, les diacres et les parents. Cependant, nous le faisons avec beaucoup d’humilité, car nous sommes faibles et pécheurs.

 

Oui, il y a eu des abus de la part d’évêques, de prêtres, de religieux et religieuses et de parents qui étaient tous des personnes en autorité. Il y en a eu dans toutes les civilisations et dans toutes les religions. Et il y en aura sans doute encore. N’est-ce pas une raison de plus pour nous rapprocher davantage de Celui qui est l’Homme parfait, car Il est le Chemin de l’accueil, du dialogue, de la compassion et de la solidarité.

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