Lettre - Pas de foulard dans les écoles

Nos anciens chefs péquistes semblent avoir oublié qu’ils se sont déjà battus pour les valeurs collectives de notre petite nation. Sont-ils rendus trop vieux pour réaliser que la menace s’est mondialisée, que l’islamisme radical a déjà franchi nos frontières et que la vigilance s’impose ? Peuvent-ils imaginer le Québec dans quelques décennies si nous ne protégeons pas rigoureusement le caractère laïque de l’État ?

 

Apporter quelques aménagements temporaires au port obligatoire du foulard islamique dans la fonction publique et dans les hôpitaux ne sera pas un drame. La plupart des adultes savent faire la part des choses, et même s’ils n’aiment pas ce manque de respect envers la société québécoise, ils pourront vivre avec.

 

Or, cet assouplissement ne devrait pas s’appliquer aux garderies et écoles. Les professeurs doivent se délester de leurs symboles islamiques ambigus et faire preuve d’une neutralité totale. Pour des élèves, le voile doit également être banni pendant les heures de classe. La raison est claire : comment peut-on arriver à construire une société laïque, égalitaire et solidaire si les jeunes filles sont entraînées dès l’âge de dix ans à porter le foulard et les professeures voilées servent comme exemple ?

 

Le foulard islamique n’est pas innocent. C’est le symbole puissant d’une idéologie aux antipodes de nos valeurs ici. Même si certaines femmes affirment le porter par choix, la personne qui les regarde doit constamment se demander si c’est un choix culturel, religieux ou politique. Est-ce vraiment trop demander à ces femmes de montrer un peu de solidarité - ou de civisme - pendant les heures de travail ?


Vesta W. Jobidon - Québec, le 7 octobre 2013

17 commentaires
  • Gaetane Derome - Abonnée 9 octobre 2013 01 h 52

    Et pendant qu'on en parle..

    Il parait que dans les ecoles de confessions musulmanes on demande aux enseignantes quebecoises de se voiler! Quel paradoxe..car nous ca semble "la mer a boire" si on le demande pour nos enfants.

    • Sylvain Auclair - Abonné 9 octobre 2013 09 h 26

      Aux enseignantes québécoises musulmanes ou aux enseignantes québécoises non musulmanes?

      Vous savez, les écoles québécoises n'emploient que des enseignantes québécoises. Et si, par québécoises, vous voulez dire «de souche», quoi que cette expression veuille dire, sachez que plusieurs musulmanes du Québec sont des «de souche» converties.

  • Guy Chicoine - Abonné 9 octobre 2013 07 h 49

    Voile et école

    On ne peut ignorer l'impact du port du voile dans l'eéducation des enfants en garderie, à l'élémentaire et même au secondaire.

    Une société laïque ne peut se fermer les yeux et confier sa ressource première à qui ne partage les valeurs communes d'une société. Le devoir d'accueil des uns doit correspondre au respect envers la société d'accueil des autres.

    • Victor R. Aubry - Abonné 9 octobre 2013 11 h 41

      En effet, on ne saurait ignorer l'impact positif d'une enseignante musulmane ou d'un sikh dont le signe religieux montrerait l'ouverture aux différences à mes enfants. De tels enseignants les immuniseraient contre une détestable xénophobie qui se cache naïvement sous le voile d'une laïcité intrumentalisée. J'espère que mes enfants ne confondront jamais le voile d'une musulmane ou le turban d'un sihk avec "le symbole puissant d’une idéologie aux antipodes de nos valeurs ici", comme l'affirme V. W. Jobidon.

      Et puis, qui êtes-vous donc pour dire que de tels enseignants ne partagent pas les valeurs communes de la société. Comme Jacques Parizeau l'a mentionné, plus des trois quarts de la population sondée se sont prononcés contre le congédiement d'une enseignante sous prétexte qu'elle porterait un signe religieux. C'est vous, M.Chicoine, qui ne partagez pas nos valeurs communes.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 9 octobre 2013 12 h 34

      Le fait de porter le voile montre qu'on n'admet pas l'égalité des sexes, qui est bel et bien une valeur d'ici. Je ne vois pas en quoi ce serait positif que le sexisme soit banalisé aux yeux des enfants, ni pourquoi il faudrait leur montrer l'ouverture à une différence comme celle-là (certains croient à l'égalité des genres et d'autres croient que la femme est inférieure et doit être soumise à l'homme, c'est une différence, mais cette diversité fait la beauté de notre société).

    • Mourad Sahafa - Inscrit 9 octobre 2013 14 h 05

      ''Le fait de porter le voile montre qu'on n'admet pas l'égalité des sexes, qui est bel et bien une valeur d'ici.'' Annie-Eve Collin.

      Ou est lien entre le voile et l'égalité des sexes?

      Supposons qu'il y en un lien que vous croyez ''solide comme fer'' sur lequel personne sur cette tribune n'a d'objection, quel argument avez-vous pour le turban sikh, la kippa juive, etc ...?

    • Victor R. Aubry - Abonné 9 octobre 2013 17 h 49

      Et les Sihks ? ils portent un turban parce qu'ils ne sont pas égaux à leur conjointe ? Ou sont-ils des victimes collatérales ?

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 10 octobre 2013 05 h 57

      Monsieur Sahafa,
      je crois comprendre que vous êtes musulman, alors je ne crois pas avoir à vous expliquer le lien entre le voile et l'égalité des sexes.
      J'ignore pourquoi vous me parler du turban et de la kippa en me demandant quels sont mes arguments, puisque je n'en ai pas parlé.

      Monsieur Bédard,
      le turban sihk n'est pas porté pour les mêmes raisons que le voile islamique. Ce n'est pas parce que les deux se portent sur la tête qu'ils représentent automatiquement la même chose.

    • Annie-Ève Collin - Inscrite 10 octobre 2013 19 h 28

      Monsieur Sahafa,
      j'en ai plusieurs arguments, je n'ai pas répondu parce que je sais bien que vous connaissez la réponse, de plus, j'ai déjà exposé mes arguments dans des commentaires sous d'autres articles.

      Puisque vous y tenez, voici deux arguments : le voile est un signe d'appartenance à l'islam, basé sur le coran, et le coran stipule très clairement que les hommes ont autorité sur les femmes et que les femmes vertueuses sont soumises.
      Quand on voit à la plage une femme toute voilée rester seule sur le sable pendant que son mari est en maillot de bain, dans l'eau avec tout le monde, difficile de ne pas y voir une inégalité.
      Je me limiterai à ça.

      Pour votre autre question, personne ne parle de pénaliser les confessions religieuses, pas même la confession musulmane. Alors d'où vient cette question ?

  • Cyril Dionne - Abonné 9 octobre 2013 08 h 02

    Pas de symboles ostentatoires dans le système scolaire public

    Pas de symboles ostentatoires dans les écoles, que ce soit au secondaire, au primaire et surtout au CPE. Et ceci s'applique autant aux élèves que pour les enseignants. C'est non négociable.

    Pour les enseignants, qui quotidiennement doivent répondre à toutes sortes d'exigences, que ce soit au niveau des curriculums, de la discipline dans la salle de classe et des parents de plus en plus exigeants, l'ajout des croyances religieuses dans la sphère éducationnelle ne fera qu'empirer la situation. Et vous pouvez parier que les fanatiques, ceux qui sont porteurs de symboles ostentatoires dans les salles de classe, se regrouperont dans les écoles pour dominer les autres afin d'imposer leurs croyances personnelles dans un avenir prochain. Même chose pour les hôpitaux.

    Le port de symboles ostentatoires par certains brimeront les droits des autres dans la sphère étatique. Nous ne voulons pas de Capharnaüm visuel dans le système public et surtout dans les écoles. Donc, tous les symboles, ostentatoires ou non, devront être enlevés.

    Il y en a qui préférerait une tour de Babel multiculturaliste et communautariste à la cohésion sociale dans la sphère éducationnelle afin d'endoctriner les enfants qui leurs sont confiés aux différentes religions monothéismes.

  • Frédéric Lacroix - Inscrit 9 octobre 2013 08 h 55

    D'accord

    Et que fait-on avec les écoles islamiques de MTL et de Québec ou les enfants sont maintenus à l'écart des Québécois "de souche"?

  • Rafik Boualam - Inscrit 9 octobre 2013 10 h 20

    Aberrant

    Vous avez souligné un point intéressant Mme Derome, il y a toutes sortes de choses qui se passent dans les écoles privées confessionnelles, mais alors, si cette charte voulait vraiement laiciser l'état, pourquoi n'a-t-elle pas prévu l'arrêt pur et simple du financement des écoles privées confessionnelles. Ce qui me fait dire, que la porposition de laicité fermée du PQ, reste tout de même entrouverte, et pas à peu prêt.