Lettre - Histoire : à quand la consultation publique?

Le 2 septembre dernier, les ministres Malavoy et Duchesne annonçaient une réforme de l’enseignement de l’histoire du Québec. On promettait alors une consultation publique à ce sujet. Mme Malavoy déclarait : « une section Web sur le site du ministère de l’Éducation permettra aux gens de donner leur avis, qui sera pris en considération ». Aucune consultation publique n’est amorcée un mois après cette promesse.

 

Pourtant, le gouvernement ne lésine pas sur la consultation publique. Le jour du dévoilement de la Charte, il a mis à la disposition des Québécois un site Web qui comprend une section pour recueillir les commentaires. Les 25 000 courriels reçus depuis le 10 septembre témoignent de la popularité de ce site. Or, pour la réforme de l’enseignement de l’histoire, on tarde à consulter la population. Il semble ardu pour le gouvernement de mener ces consultations […]. En mars dernier, un article du Devoir évoquait la « bisbille » au sein d’un comité ministériel chargé de réfléchir à cette réforme. Des membres de la Coalition pour l’histoire jugeant indésirable la présence de certains experts du comité, Mme Malavoy a dû dissoudre ce comité.

 

On a promis une consultation publique au sujet de la réforme de l’enseignement de l’histoire. Depuis, silence radio.


Raphaël Gani, étudiant à la maîtrise en histoire à l’Université Laval - Le 3 octobre 2013

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4 commentaires
  • Charles F. Labrecque - Inscrit 7 octobre 2013 07 h 56

    Bouffe

    D'une manière ou d'une autre, qu'il y ait consultation auprès du public leurs décisions sont prises, pour ce parti l'histoire enseignée doit nécessairement décrire les avantages qui convaincront le bon peuple que seule les français ont été bons pour nous et que nous devons nous séparer du Canada dominé par les anglais. Tout en oubliant que le peuple canadien n'est pas formé que d'anglais n'est de langue anglaise. Faire rêver les jeunes par les actions attribuées à nos cher patriotes de 1837 sans jamais montrer les tard que les français nous ont causés. Enfin les écoles devront enseigner que l'histoire souverainisme.

    • - Inscrit 7 octobre 2013 11 h 08

      Je pense qu'un bon cours d'histoire ne vous ferait pas de mal M. Labrecque.

      Les Patriotes de 1837 ne comptaient pas que des francophones. C'est un anglophone Robert Nelson, le frère de Wolfred, qui a rédigé la Déclaretion d'indépendance du Bas-Canada !

      Et que le Canada soit surtout de langue anglaise est un fait indéniable il me semble !

      Si l'histoire peut aider à faire reculer un peu l'ignorance, il me semble que c'est déjà ça de gagné, non ?

    • Michel Richard - Inscrit 7 octobre 2013 15 h 05

      M Hubert,
      Je crois que vous démontrez l'argument de M Labrecque: On enseigne l'histoire qu'on veut bien, on occulte ce qui fait pas notre affaire. Si la participation d'anglos à la révolte de 1837 ne fait pas notre affaire, on en parle pas dans les cours d'histoire.
      Les Américains n'enseignent pas dans leurs écoles que plus de Français sont morts dans leur guerre d'indépendance que "d'Américains".
      De toute façon, la simple notion de consultation populaire sur les cours d'histoire démontre le point: on enseignerait ce que la mojorité pense qu'il faut enseigner, peu importe ce qui s'est vraiment produit, peu importe la vraie Histoire.

    • Maxime Dion - Inscrit 7 octobre 2013 15 h 26

      @ Charles F. Labrecque

      <<(…) Pour ce parti, l'Histoire enseignée doit nécessairement décrire les avantages qui convaincront le bon peuple que seuls les Français ont été bons pour nous, et que nous devons nous séparer du Canada dominé par les Anglais tout en oubliant que le peuple Canadien n'est pas formé que d'anglophones nés de langue anglaise. Faire rêver les jeunes par les actions attribuées à nos chers Patriotes de 1837, sans jamais montrer les torts que les Français nous ont causés (?). Enfin! Les écoles ne devront enseigner que l'Histoire souverainiste.>>

      Je ne sais quels torts vous attribuez au Français, mais toujours est-il que j’ai corrigé les torts que la vôtre infligeait au français…