Lettre - Par la magie de la servitude volontaire

Aujourd’hui, dans nombre de pays musulmans, le hidjab, le tchador, le niqab ou la burqa sont imposés à la femme. Allah, Mahomet, le père, le frère, le mari… le veulent. Bref, l’homme impose sa volonté ! La femme ne peut qu’obéir ou subir de possibles représailles terribles. Encore une fois « le masculin l’emporte sur le féminin » !

 

La femme n’est donc pas libre ; elle est soumise à la nécessité de l’ici et du maintenant. Il lui suffit pourtant d’aliéner sa liberté, de dire : « Je le veux. C’est moi qui le veux. » Et la voilà ipso facto libre. Du moins dans sa tête.

 

La femme musulmane vivant au Québec, nonobstant, peut-être, les pressions de la famille et d’une partie de la communauté d’origine, est véritablement libre. Si elle le souhaite, le désire, le veut, le décide, le revendique… elle peut porter le hidjab, que ce soit par choix, par convictions religieuses, par identité culturelle, par provocation, pour des raisons esthétiques ou pratiques, ou encore pour mille autres raisons…

 

Accoutumance ? Capacité à supporter ? Dépendance ? Justifications ? Ou encore et toujours par servitude volontaire, comme dirait La Boétie…


Claude-René Marullo - Montréal, le 30 octobre 2013

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