Lettre - Le combat des femmes

Enfin, des orientations qu’il faut améliorer (enlever tout objet ostentatoire). J’en suis très heureuse.

 

Pour tendre vers l’égalité entre les hommes et les femmes, les Québécoises ont renoncé il y a des décennies au chapeau que l’Église les obligeait à porter en signe de soumission. L’avons-nous oublié ? Le pantalon pour les femmes n’était pas plus admis. Comme les religieuses et les prêtres ont dû changer leurs costumes. La mémoire est courte, n’est-ce pas ?

 

La soumission, nos grands-mères y ont goûté. Il fallait avoir des enfants tous les ans, même M. le curé s’en mêlait. Et j’en passe.

 

Nous avons fait des pas de géant. Allons-nous revenir en arrière? Des concessions, nous en avons fait.

 

Notre histoire est inconnue. Il serait temps de la connaître. Les femmes se sont tenues debout.

5 commentaires
  • Huguette Durocher - Inscrite 13 septembre 2013 08 h 20

    Merci Madame

    J'ai cette même perception,
    Huguette Durocher

    • Clyde Paquin - Inscrit 13 septembre 2013 13 h 25

      Un point historique que je trouve très intéressant afin de soutenir cette charte... depuis les années 60 que nous nous sommes efforcés de sortir la religion des écoles et de l'éducation en général, après avoir tout juste réussi (excluant le volet culture religieuse, autre débat...) voilà que ces mêmes hommes et femmes vont mener leurs enfants dans un CPE ou une école primaire, où maintenant que tout le catholique est sorti, nous nous retrouvons à la place avec 3 ou 4 éducatrices ou enseignantes portant le voile, un enseignant portant la kippa, le truban, etc. Rien à voir ici avec l'intolérance face aux "autres", il y a que nous venons de terminer la laïcisation du système de l'éducation... ce mécontentement est parfaitement légitime, si nous sortons notre propre religion de l'État, ce n'est pas pour qu'elle soit remplaçée par toutes les autres! Ce qui est bien important de comprendre avec l'interdiction est que l'État ne dit pas : "Parce que tu es Sikh tu ne peux pas travailler pour l'État", il dit "Si tu veux travailler pour l'État, tu dois retirer le signe religieux que tu portes" C'est là une différence fondamentale. Il n'y a aucune discrimination envers les croyances, les philosophies ou la religion de personne, c'est une interdiction qui concerne des objets qui affirment ses croyances à tous sans que nous ne l'ayons demandé, et alors que nous te payons (il ne faut pas l'oublier) afin de nous offrir un service.

  • François Thivierge - Inscrit 13 septembre 2013 08 h 25

    Je me souviens

    Merci madame Hickey de nous le rappeler.

    "Derrière chaque voile, il y a trois mille ans de haine envers la femme qui nous regarde." -Mohamed Kacimi
    Romancier algérien, auteur notamment de La confession d'Abraham (Ed Folio Gallimard - 2012).

    Si nous nous sommes débarrassés des dictats religieux qui entraient par la porte de la religion catholique, ce n'est pas pour en subir d'autres, et des pires, qui entrent par la porte de la religion musulmane ni celle de toute autre religion.

    Et si on garde le crucifix à l'Assemblée nationale, pour moi, cela ne veut dire qu'une chose: "Je me souviens"...

  • Daniel Houx - Inscrit 13 septembre 2013 09 h 01

    Questionnement sur le couvre-chef

    Je me demande encore pourquoi les femmes devaient se couvrir la tête pour entrer dans une église, alors que c'était le contraire pour les hommes.

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 15 septembre 2013 09 h 20

      Et la question n'est pas là !