Lettre - Le cinéma d’auteur

Dernièrement, sur les ondes de Radio-Canada, on faisait mention de la pauvreté de l’offre du cinéma d’auteur au Québec. Vient de se terminer un événement annuel à Montréal, le FFM « boudé » par nos journalistes ; je suis gênée par rapport aux cinéastes étrangers de voir l’indifférence manifestée par nos médias à l’égard de cet événement : nos journalistes peuvent-ils passer outre leur bouderie à l’égard du FFM et s’intéresser aux oeuvres présentées ? Leur travail ne consiste-t-il pas à être présent aux événements et de nous en faire part, en toute objectivité ?

Quant à moi, je suis une assidue du FFM, car j’y recherche des images qui nous viennent de mondes différents de notre univers nord-américain et je peux y étancher ma soif de connaître d’autres univers. Le glamour ? Je m’en fous royalement ; un événement plus festif et donnant plus de tribune aux créateurs et au public, comme le suggérait Mme Dhavernas, pourquoi pas ? Nos journalistes ne nous auront rapporté que les titres gagnants… parmi lesquels (est-ce un signe des temps avec le vieillissement de notre population ?) plusieurs se penchent sur la problématique des handicapés et des personnes âgées, mais il y avait aussi dans ce festival des films qui touchaient plein d’autres réalités, et présentaient des façons de faire originales, et ceci sera resté sous silence. Quant à moi, je lève mon chapeau à tous ces créateurs et je les remercie d’être venus nous apporter leur point de vue et nous ouvrir au monde extérieur.

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