Lettre - Petites catastrophes familières

Récemment, nous avons eu une tempête qui a privé 500 000 personnes d’électricité au Québec. Nous avons vu un représentant d’Hydro-Québec à la télévision nous dire que c’est la chute des arbres qui a causé ces pannes. Nous avons aussi entendu un quidam se plaindre de ces vieux arbres centenaires qui nous créent tellement d’ennuis. Vraiment ? Je n’ai malheureusement entendu personne rappeler que, si ces fils d’Hydro-Québec étaient enfouis, il y aurait eu quelques dégâts à des maisons ou des voitures, mais il n’y aurait eu AUCUNE panne d’électricité.

 

Aucun hôpital, aucune maison de retraite, aucun service essentiel n’aurait été affecté, comme c’est le cas chaque fois qu’un phénomène météorologique normal comme un fort vent ou une forte pluie nous arrive. Il ne faut plus permettre que l’électricité circule par la voie des airs dans les municipalités au Québec (sauf sur les grandes distances à l’extérieur des villes et villages ou les lignes à haute tension). Il faut que les municipalités rendent obligatoire la distribution souterraine de l’électricité au Québec pour toute nouvelle installation sur leurs territoires. De plus, dès qu’un poteau tombe, il faut empêcher qu’il soit remplacé par un autre poteau et qu’on procède sur quelque distance que ce soit, même la plus courte, à l’enfouissement des fils.

 

Cela faisait combien de fois qu’une tempête causait une panne d’électricité au Québec ? Je l’ignore, mais je sais qu’il y en a plusieurs par année. Toutes ces petites catastrophes ordinaires additionnées nous coûtent très cher et nous causent beaucoup d’ennuis inutiles et pourraient être évitées. Tous ces pauvres arbres qui déjà peinent à croître à cause des mutilations qu’on leur fait subir pour faire passer les fils dans les rues. Arrêtons de blâmer les arbres !

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