Lettre - Les paradis fiscaux aux enfers

J’ai beau être chrétien et prôner le pardon, je voue aux enfers - façon de parler - dans l’au-delà et ici-bas tous les riches qui profitent des paradis fiscaux, les banquiers qui les accueillent et les politiciens qui ne font rien… alors qu’existent des solutions concrètes pour arrêter ce fléau (fraude fiscale), source d’injustice sociale dans une multitude de pays.


L’article de Serge Truffaut, dans Le Devoir du 20 juin, énumérait les mesures concrètes suggérées par le premier ministre britannique, David Cameron, pour ce faire lors de la dernière réunion du G8 tenue en Irlande du Nord, mesures qui ont reçu l’appui des pays présents, sauf une, la plus efficace, qui a été refusée par le Canada, les États-Unis et l’Allemagne.


Honnis soient ces trois pays délinquants, criminels. Honni soit aussi le gouvernement suisse qui, selon un article du même journal, vient de refuser de passer une loi, demandée par les États-Unis, forçant les banques suisses à lever le secret bancaire et à dévoiler le nom des déposants américains qui fuient leurs responsabilités sociales.


Honte encore aux pays qui refusent d’instaurer la taxe Tobin (du nom de James Tobin, Prix Nobel d’économie), présentée par la Commission de Bruxelles en février 2013, qui établirait une taxe minime (moins de 0,1 %) sur toutes les transactions financières (échanges d’actions et d’obligations).


Le monde ne mourra pas parce qu’il y a des méchants, mais parce qu’il y a trop de bonnes personnes qui ne dénoncent rien et ne font rien pour les en empêcher.


Comme l’a écrit Albert Einstein : « Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire.

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